Lecture des livres dont vous êtes le héros
20 Août 2015
Paoll vous montre votre cabine qui se trouve à la poupe du navire, près de celle du capitaine. Pour vous familiariser avec la disposition du bateau, vous décidez d'accompagner Paoll qui va en faire le tour pour réveiller les matelots. La cale avant de la frégate a été convertie en dortoir pour loger les dix-huit membres de l'équipage, pourtant, quand les hommes s'extirpent de leurs hamacs, réveillés par la voix de stentor du second, vous en comptez trente et un.
- Bienvenue à bord ! s'exclame un jeune homme blond dont le surcot porte en écusson l'ancre écar-late des îles de Kirlundin. Je suis le sergent Dryan, de la première division de la marine des Kirludins. J'ai douze marins sous mon commandement et nous avons mission d'assurer la sécurité de ce bateau dans son voyage vers le sud.
Dryan vous explique que le roi Ulnar lui a confié cette mission car, en plus de vous transporter, La Perle du Sommerlund emporte dans ses cales un chargement précieux de bois et de blé à destination de Bisutan. Toutefois, vous ne pouvez réprimer une certaine méfiance : lors de l'entretien précédant votre départ, Loup Solitaire n'avait fait aucune allusion à une protection militaire pour cette traversée. Vous mettez donc Dryan à l'épreuve de vos talents psychiques Kaï (à son insu bien sûr) et vous découvrez que le jeune sergent est de bonne foi. De plus, il est loin de soupçonner la véritable raison de votre voyage.
- Eh bien je suis heureux de faire cette traversée avec toi et tes hommes, lui dites-vous alors, il est très rassurant d'avoir des militaires à bord. Après un salut, le sergent prend congé de vous pour aller s'occuper de ses hommes. Paoll surgit à l'entrée de la cale.
- Le capitaine est à bord, seigneur Kaï ! crie-t-il. Vous remontez sur le pont au moment où un homme à la carrure d'athlète, doté d'une généreuse barbe blonde et d'un regard bleu et perçant, franchit la passerelle.
- Je suis Rakar, vous dit-il d'une voix bourrue. Tu dois être le compagnon Kaï que nous attendions. Très bien, on va pouvoir partir. Paoll ! ajoute-t-il à l'intention de son second, dis aux hommes de prendre leur poste. J'aimerais qu'on attrape la marée descendante, dans une heure.