Lecture des livres dont vous êtes le héros
3 Septembre 2015
Après vous avoir lié les mains, les soldats vous hissent sur vos chevaux et vous conduisent sous bonne escorte à Cavalia. Lorsque vous arrivez à la grande porte occidentale de la cité, les gardes se figent au garde-à-vous. Le sergent responsable du poste salue le chevalier, et quelques-uns des plus anciens de ses hommes s'inclinent très bas et se découvrent sur son passage. Vous comprenez que cette attitude ostentatoire, loin de traduire un quelconque respect, est une façon d'exprimer le mépris dans lequel ils tiennent l'arrogant petit hobereau et de le tourner en dérision... Passée la porte de la cité, vous vous engagez dans une large avenue. Cavalia respire visiblement l'opulence, cependant, la plupart des habitants que vous croisez affichent des mines inquiètes. Vous atteignez finalement la citadelle, bâtie sur quatre niveaux autour d'une cour centrale. Ses étages supérieurs sont réservés aux somptueux appartements personnels du Baron et à ceux de ses favoris. Le premier niveau est occupé par les dignitaires de la province, et le rez-de-chaussée par la Garde de la Citadelle. Le quatrième niveau est constitué par les souterrains de la place, où Sadanzo affectionne d'emprisonner et de torturer ses ennemis. Chevauchant, fier comme un pou, à la tête de sa troupe et de ses deux prisonniers de marque, le chevalier franchit la passerelle qui enjambe les douves et traverse le tunnel éclairé de torches qui donne accès à la cour centrale. Arrivés dans la cour, vous faites halte et les gardes de la citadelle vous font descendre sans ménagement de vos selles, puis vous traînent par des escaliers et des corridors sinistres dans les profondeurs des souterrains pour vous jeter dans un cachot sans lucarne.