Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

Publicité

331

Malgré votre fatigue, vous ne parvenez pas à trouver le sommeil. Accablé par la certitude de l'échec de votre mission, vous voyez passer et repasser le film des événements tragiques de la journée derrière vos paupières closes. Vous vous levez avant l'aube et allez vous rendre au chevet des trois matelots blessés pour essayer d'échapper au sentiment d'impuissance et de culpabilité qui vous ronge. Vos pouvoirs Kaï vous permettent d'accélérer les processus de guérison naturels de leurs organismes, si bien qu'au point du jour les trois hommes ont la surprise de se réveiller à nouveau en pleine possession de leurs moyens. Un matin gris se lève sur l'épave du Coureur d'Étoiles. Dès leur réveil, Acraban et son bosco procèdent à une inspection minutieuse du bâtiment et viennent ensuite vous livrer leurs conclusions.

- Bonne nouvelle : l'animal est réparable ! affirme Gora, tout joyeux. Il est un tantinet chiffonné, mais le moteur tourne comme une horloge. Pour le reste, j'admets qu'il va falloir un peu bricoler, mais nous avons à bord assez d'outillage et de matériel pour remettre en état ces satanés stabilisateurs.

Acraban aquiesce en silence, mais il semble loin de partager le jovial optimisme du maître d'équipage.

- Oui, le vaisseau pourra redécoller. Mais comme tu le dis, Gora, il va falloir un peu "bricoler", autrement dit fabriquer de toutes pièces les éléments de rechange des stabilisateurs, ce qui va nous prendre un mois, au bas mot. Cela signifie hélas, sire, que nous n'arriverons jamais à Seroa à temps pour le couronnement, constate-t-il amèrement en se tournant vers le Prince.

- Et si nous demandions assistance aux maîtres-artisans de Bakhasa ? suggérez-vous en jetant un coup d'œil à votre carte. Mon instinct Kaï me dit que nous ne devrions être à guère plus de 100 kilomètres à l'ouest de cette cité, et il se trompe rarement.

- N'espérez rien de ce côté-là, grimace Karvas. Pendant mon séjour à Mynuit, j'ai entendu bien des récits sur Bakhasa et son maître, l'Autarque Impérial Sejanoz. Et croyez-moi, ce n'était pas des histoires drôles. Tous ceux qui l'ont vue parlent d'une cité cruelle et sans âme, où le mal règne sans partage et où la vie d'un homme a peu de prix. Si vous voulez revoir un jour votre patrie, maître Acraban, gardez-vous de demander de l'aide aux Bakhasaï. Pour votre salut, mieux vaut les laisser ignorer votre présence.

- Mais, altesse, s'étrangle Acraban, avez-vous songé à votre royaume ? Seriez-vous donc résigné à laisser ce scélérat de Sadanzo monter sur le trône de vos aïeux ?

- Ça, jamais! rugit Karvas, furieux qu'on puisse mettre en doute sa détermination. Il reste vingt et un jours avant la fête des Moissons. Par tous les dieux, je jure que je serai à Séroa ce jour la pour clamer mon bon droit! Et puisque le sort en a voulu ainsi, je voyagerai à pied.

Il ajoute à votre intention qu'il partira seul, de sorte que vous pourrez rester aider Acraban à réparer le Coureur d'Étoiles et regagner ensuite le Sommerlund avec lui. Courtoisement, mais fermement, vous déclinez sa proposition. Vous avez fait à Loup Solitaire le serment de mener à bien votre mission, quelles qu'en soient les difficultés. Renoncer maintenant serait trahir votre parole et souiller l'honneur du Kaï. Vous irez donc avec lui à Séroa.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article