Lecture des livres dont vous êtes le héros
3 Septembre 2015
Rien ne vous retenant à Jaroc, vous décidez de! reprendre votre route sans délai pour essayer de regagner les jours perdus pendant la tempête. Vous quittez la ville et, pendant les deux jours suivants, vous chevauchez vers le nord-est à travers une riche prairie d'herbe grasse. Sur ce terrain facile, vous progressez rapidement. A l'aube du troisième jour après votre départ de Jaroc, vous avez couvert près de deux cents kilomètres et vos espoirs remontent en flèche. Peu à peu, la prairie laisse place à un relief valonné et vous la laissez derrière vous pour escalader une piste creusée d'ornières qui grimpe en direction d'un haut col. Cette route est vierge de toute borne, mais le Prince connaît bien les environs et vous apprend qu'elle conduit au Pas de la Bataille, une place forte qui commande la frontière orientale du royaume de Lunarlie. Il vous rappelle que la Lunarlie, dont vous traversez en ce moment le territoire, est l'ennemi héréditaire du Siyen, son propre royaume. Depuis des siècles, les deux pays se sont déchirés et cette région a été le théâtre sanglant d'innombrables batailles. Karvas s'est juré de mettre un terme à ces conflits absurdes et il promet de consacrer toutes ses forces à établir une paix durable entre les deux royaumes dès qu'il sera monté sur le trône de Siyen. Le soleil de midi chauffe les remparts du Pas de la Bataille quand vous arrivez devant la porte occidentale de la cité fortifiée. Karvas ne regrette pas d'être vêtu comme un voyageur du Sommerlund, car les farouches habitants de ce poste avancé lunarlien sont par tradition hostiles à leurs voisins du Siyen. A votre surprise, les sentinelles de la porte se contentent de vous jeter un coup d'œil indifférent avant de vous laisser passer. Karvas vous explique que si les voyageurs arrivant comme vous de l'ouest, et donc de Lunarlie, peuvent entrer librement dans la ville, ceux qui viennent de l'est, du côté Siyenois, sont soumis à un examen approfondi. Après avoir franchi la porte occidentale, une large avenue vous mène jusqu'à la grand-place de la cité que bordent un magasin général, une caserne et une taverne. Votre chevauchée à travers les collines arides et poussiéreuses vous a quelque peu desséché le gosier, et vous estimez qu'un petit rafraîchissement serait le bienvenu.