Lecture des livres dont vous êtes le héros
3 Octobre 2015
Deux moines courent dans votre direction, le premier hurle :
—Yokai veut me tuer, Yokai veut me tuer ! Vous discernez mal sous la pluie battante qui veut tuer qui, jusqu'à ce que vous aperceviez les trais faciaux du deuxième moine : le visage blafard, déformé par un hideux rictus, deux yeux flamboyants et une bave immonde s'échappant de sa bouche. Vous dégainez votre arme prêt à en découdre avec le moine possédé, celui ci s'arrête net devant votre posture et sourit de manière différente comme amusé, puis il vous fonce dessus. Faites un test de Maîtrise de combat, si vous réussissez, le moine parvient à vous griffer et vous enlève 3 Points de Vie, si vous échouez il vous mord profondément et vous ôte 6 Points de Vie. Dans les deux cas, vous effectuez une roulade avant pour vous sortir de son emprise et lorsque vous vous relevez vous portez un coup d'une violence féroce à Yokai, il s'effondre à genoux et tombe ventre contre terre ; son sang se mêle à l'eau de pluie et forme de petits ruisseaux rouges autour de lui.
Le moine possédé recouvre un aspect normal et Tsunekuni s'enquiert auprès du copiste poursuivi tantôt :
— Comment a-t-il pu se libérer ?
— Il nous a demandé une clémence pour respirer l'air de la cour intérieure, il était pourtant solide-ment ligoté pieds et poings mais sa force nous a dépassés.
Tsunekuni vous regarde les yeux emplis de tristesse et soupire. Le moine copiste au visage battu par une pluie torrentielle, ajoute :
— Seigneur de Tsuba, les Forces Obscures vont-elles nous épargner durant quelques temps ?
— Je n'en sais rien brave moine mais je peux te dire une chose : tant que les temples gardiens continueront d'exister, il y aura toujours un rempart entre Kankoji et Ojikinawa.
Le moine vous tend un objet enroulé dans un tissu doré :
— Tiens c'est un tanto forgé par nos frères armuriers. Nous te l'offrons de bon coeur si tu en as be-soin.
Vous remerciez le moine d'un signe de tête ; vous pouvez prendre ce tanto forgé (+1 point de dégâts) si vous n'en possédez pas ou si vous voulez le changer.
Tsunekuni vous remercie longuement de votre venue à Tsuki et vous fait remarquer que le tube métallique contenu dans l'idole est gravé du nombre 181. Il vous explique que d'après la légende, ce serait le nombre d'ennemis que les trois maîtres du Kishorudo auraient tués le dernier jour de la guerre, avant la dissolution du clan (notez ce nombre sur votre parchemin, il pourrait vous être utile plus tard…).
Vous approchez des portes de l'enceinte, le moine principal est arrêté quelques pas derrière vous. Les hauts vantaux de bambous s'ouvrent et vous quittez le monastère de Tsuki en tenant ferme-ment le petit tube métallique, sagesse du clan Kishorudo, espoir de reformation de cet art martial…
Vous atteignez la sortie de Tsuki en quelques minutes, la pluie s'est calmée, mais les nuages noirs menacent toujours autant la région. Les hautes portes de l'est se profilent bientôt non loin de vous, quelques gardes vous saluent et vous souhaitent bonne route. Un vieux moine encapuchonné s'approche de vous et vous chuchote :
— Samouraï, je ne te conseille pas les marais si tu pars vers l'est, d'étranges créatures y vivent et toutes en sont pas amicales…
Vous regardez le moine sans dire un mot et celui ci disparaît dans les ruelles de Tsuki. Avertissement amical ? Manoeuvre habile pour vous tenir à distance des marais ? Le proche avenir vous dira le reste, vous sortez de Tsuki et vous devez prendre à présent un décision :
Pour suivre la route se dirigeant vers les collines au sud-est d'ici, rendez-vous sans tarder,
pour suivre la route principale, conduisant directement aux trois villages.
Un paysan va jusqu'à Dorikashi avec sa charrette, il propose de vous emmener jusqu'au croisement des routes au sud-est,