Lecture des livres dont vous êtes le héros
4 Octobre 2015
L'eau est froide, très froide pour cette saison. Vous puisez en vous-même un grand courage pour ne pas grelotter, vous perdez vite pied et vous devez nager avec vigueur tant le courant vous déporte de votre trajectoire initiale. Vous sentez des piqûres sur tout le corps et vous sourirez en pensant que ce genre de désagréments vous est arrivé de nombreuses fois lorsque vous méditiez, nu sous Kiwa, la cascade sacrée. Vous atteignez l'autre rive au prix de quelques efforts et vous vous dirigez vers votre équipement éparpillé ça et là dans les herbes spongieuses. Une nouvelle piqûre se fait sentir sous votre aisselle droite, une autre au niveau de votre cuisse, vous examinez immédiate-ment les zones concernées et vous constatez avec effroi qu'une sorte de ver est accroché à votre peau. Le ver est long comme un doigt, fin comme un fétu de paille, mais sa morsure est doulou-reuse et il ne veut pas vous lâcher. Il semble agité de spasmes et paraît gonfler à chaque fois que vous ressentez la douleur. Vous remarquez que d'autres vers ont décidé de se servir de vous comme garde-manger. Vous pincez l'arrière de la tête de chaque ver et vous parvenez à les ôter, non sans mal.
Ce sont sûrement les vers hémophages dont vous avez entendu parler maintes fois durant votre enseignement chez maître Heihashi. Ces vers infestent les cours d'eau des régions en proie aux forces obscures ; sur le territoire de Kankoji, les lacs eux-mêmes ne sont qu'amas grouillants de ces choses. Aujourd'hui les eaux des Territoires Libres contiennent des vers hémophages et cela n'augure rien de bon…
La douleur occasionnée par les morsures vous fait perdre 3 Points de Vie plus le lancer d'1d6.
Vous reprenez votre marche et après une longue route à travers les arbres, vous ressortez du sous-bois et rejoignez un large chemin caillouteux qui devrait être la route principale reliant Tsuki aux trois villages. Un pin assez haut peut vous servir d'abri pour passer la nuit. Au réveil...