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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Le capitaine vous accueille à bras ouverts, un large sourire sur le visage. Il vient tout juste de recevoir le message envoyé par ses hommes, confirmant le succès de votre mission, et après vous avoir chaleureusement félicitée, ne tarde pas à vous presser de questions sur les détails de votre mission. Vous lui racontez alors l’enquête que vous avez menée au fin fond du marais, les indices collectés ça et là, la piste suivie jusqu’à la prison des Patrouilleurs. Vous racontez les combats titanesques que vous avez dû livrer pour délivrer les autres victimes de leur esclavage, le duel contre le maître d’armes, l’incroyable confrontation avec le Sorcier et l’aide précieuse que vous ont apportée les Patrouilleurs, la fuite de votre ennemi, la séparation, le guêt-apen qui vous attendait à la sortie du marais et l’arrivée providentielle de ses hommes. Une fois votre récit terminé, il vous adresse encore une fois ses félicitations les plus sincères, puis vous remet comme convenu votre récompense : une bourse de vingt pièces d’or. Il vous raccompagne alors jusqu’à la sortie de la caserne. Là, il vous déclare que son amitié vous est à tout jamais acquise, et que s’il y a quoi que ce soit en son pouvoir qu’il puisse faire pour vous, il n’hésitera pas un seul instant. S’il n’était pas aveugle, vous jureriez avoir vu passer une lueur dans ses yeux au moment où il prononçait ces mots… Vous prenez alors congé en déclarant que vous ne manquerez pas de revenir le voir, ce qui semble le ravir. Une dernière poignée de main, et quelques instants après vous voici de nouveau dans les rues de Bourbenville.
Il vous reste une dernière mission à accomplir, et vous vous enquérez auprès d’un passant de l’adresse de la personne dont vous a parlé le marchand juste après que vous l’avez délivré. Forte de l’information, vous arrivez bientôt auprès d’une opulente et luxueuse maison, où demeure l’ami auquel vous êtes censée délivrer le message. Vous frappez à la porte et elle s’ouvre, découvrant un homme au visage sec et nerveux, qui écarquille les yeux de surprise en vous découvrant dans l’état où vous êtes. D’une voix sèche, il vous demande qui vous êtes et ce que vous lui voulez. En souriant, vous lui expliquez avec douceur ce qui vous envoie, et la dureté de son ton s’évanouit comme par enchantement. Il vous remercie avec effusion et vous invite alors à entrer en vous pressant d’accepter, ce que vous faites sans vous faire prier ! Vous êtes son hôte et il vous propose d’utiliser sa salle de bain et de vous fournir des vêtements propres pour vous remettre de vos émotions. Vous vous confondez en remerciements, tant vous n’aspirez plus qu’à une chose : débarrasser votre corps du moindre souvenir du marais, tactile ou olfactif. Lorsque vous en avez terminé, votre hôte insiste pour vous retenir à dîner, ce que, encore une fois, vous acceptez sans difficulté. Pour la seconde fois de la journée, vous faites un récit détaillé de votre aventure, en insistant sur le fait que son ami marchand allait bien au moment où vous l’avez quitté, et qu’un message envoyé par les Patrouilleurs confirme qu’il se trouve à Courbensaule et en bonne santé. Lorsque vous lui parlez de Daigledor et de la récompense, il éclate de rire. Il se lève alors et revient avec une énorme bourse qu’il pose sur la table : « Il y a là-dedans, déclare-t-il, deux cents pièces d’or, et c’est encore trop peu pour tout ce que vous avez fait ! » Vous tentez bien de protester, mais il balaye vos timides tentatives en déclarant qu’il est beaucoup moins radin et beaucoup plus riche que les militaires, et que tout l’or du monde ne vaudra jamais la vie de son ami. Vous passez ainsi le reste de la soirée, à discuter et à plaisanter. Votre hôte vous a également fait préparer une chambre où vous passez la meilleure nuit que vous ayez eue depuis bien longtemps. Vous prenez congé de votre nouvel ami le lendemain matin en le remerciant pour sa gentillesse. Puis vous reprenez votre route, le moral au beau fixe et débordant d’optimisme pour la suite de vos aventures. Vous voilà plus riche de deux cent vingt pièces d’or, mais ce n’est encore rien à côté de l’expérience acquise qui, elle, n’a pas de prix. Vous repensez aux exploits accomplis, aux combats menés, aux épreuves dont vous avez triomphé. Vos pensées vagabondent dans le Marais aux Scorpions, et se tournent bientôt vers votre père. Nul doute qu’il serait fier de vous, en ce moment…

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