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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Vous poursuivez votre marche sans vous soucier de ceux qui viennent à votre rencontre. Vous en-tendez le bruit des sabots approcher dans la boue, les animaux soufflent et les quatre cavaliers font une halte à quelques mètres de vous. Votre sugekasa dissimule une partie de votre visage et vous ne levez pas les yeux vers les quatre hommes.
— Un samouraï digne de ce nom redresse la tête lorsqu’il croise d'autres samouraïs, déclame l'un des hommes.
Vous relevez lentement vos yeux vers eux et vous fixez celui qui vient de vous parler. Un samouraï portant une armure grise, usée et marquée par les coups répétés. Le visage de l'homme est couvert d'entailles et il ne possède qu'un seul oeil, l'autre étant blanc et opaque.
— Je t'ai parlé, samouraï ! reprend ce dernier.
— Et moi je t'ai répondu, lancez-vous fermement. Tu voulais voir mon visage, c'est fait.
Vous observez les quatre hommes qui s'avèrent être des samouraïs n'appartenant à aucun temple. Ni au service d'Ojikinawa, ni au service de Kankoji. Aucun blason, aucunes armoiries sur les caparaçons des chevaux. Ce sont quatre hommes sans idéaux, des rônins.
— Si mes souvenirs sont bons, un keikogi rouge annonce une appartenance à Tsuba, n'est-ce pas ? demande un des trois autres hommes, un homme court sur pieds, bedonnant portant deux saïs à la ceinture.
— Tes souvenirs ne te trompent pas, petit homme.
— Et que fais-tu dans la région ? ajoute-t-il.
— Je vous renvoie la question, nobles hommes de guerre… Si mes souvenirs sont bons, un samouraï sans blason est un rônin…
Les quatre hommes s'échangent des regards amusés et le borgne répond à votre question :
— Les gens de la région payent nos services pour retrouver leurs troupeaux, leurs enfants disparus ou venger la mort d'un proche. Nous sommes des mercenaires.
— Et bien bonne route, moi je voyage de ville en ville pour apporter la bonne parole de Tsuba… Vous baissez la tête et reprenez votre route, croisant puis dépassant les quatre hommes.
— Halte, Tsuba ! Nous avons une question à te poser… lance un des deux hommes qui n'avait pas encore pris la parole. Sans vous retourner, vous répondez :
— Je vous écoute, mercenaires…
— Tu ne veux même pas te battre avec nous ?
— Me battre ? Pourquoi vous affronter, vous n'êtes pas une menace pour les Territoires Libres. Vous n'avez plus foi en rien, c'est tout. Je ne blâme pas les gens sans foi, je les plains…
Les quatre hommes ricanent.
Soudain l'un d'eux pousse un cri bref et étranglé, vous faites volte-face et vous voyez l'un des quatre hommes tenir à pleines mains une flèche enfoncée dans sa cuisse. Ses yeux sont exorbités tant la douleur doit être intenable.
Un sifflement se fait entendre et l'homme reçoit une deuxième flèche dans le front. Il est projeté au bas de son cheval dans une gerbe de sang. Aussitôt les trois cavaliers restants sautent dans la boue et se mettent à couvert derrière leurs montures. Vous êtes au coeur d'une embuscade !

Si vous voulez prendre part au combat du côté des mercenaires,

si vous préférez fuir au plus vite vers les marais.

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