Lecture des livres dont vous êtes le héros
12 Octobre 2015
Sans hésiter, vous grimpez en quatrième vitesse vers la cime du grand chêne meurtri. Vous vous retrouvez, du même coup, avec le cadavre desséché repéré plutôt. Vous comprenez maintenant pourquoi il s’est retrouvé là ! Mais il est hors de question que vous subissiez le même sort !
En bas, vous regardez le ver géant s’enfoncer dans la terre impuissant car ses tentacules vivants ne sont pas assez longs pour vous attraper.
Votre morbide compagnon dégage des odeurs putrides qui vous incommodent vraiment et quelques scorpions sortent même de son corps pourrissant. Vous l’auscultez minutieusement en chassant d’un revers de main ces arachnides à aiguillons mortels et vous comprenez qu’il a préféré se laisser mourir ici que de défier le monstre souterrain. Logique semble-t-il puisqu’il n’a pas d’arme sur lui ! Attendait-il des secours qui ne sont jamais arrivés ? Le pauvre homme est sûrement mort de faim ou de soif. L’objet qui avait attiré votre attention est un Heaume en Argent que l’individu portait sur lui mais qu’il avait déposé à ses côtés. Il tient dans sa main droite une petite bourse que vous arrivez à attraper malgré ses doigts crispés par sa longue et lente mort. Vous y trouvez deux Pierres de Magie, une d’Endurance et une de Chance. Vous pouvez prendre tout ou partie de ces objets, si le vol d’un cadavre ne vous gène pas ! Le Heaume d’Argent aura la particularité d’augmenter votre Force d’Attaque de 1 point à chaque fois que vous le porterez sur la tête (sauf si votre Habileté est déjà égale à 12).
Soudain une secousse énorme ébranle l’arbre malade et vous vous cramponnez de toutes vos forces au tronc. Le ver géant en est à l’origine, il le fait bouger depuis les racines au niveau de la souche. Vous êtes ballottée ainsi pendant quelques minutes mais vous résistez. Seul le cadavre tombe de l’arbre et est aussitôt englouti dans le sol sablonneux. Apparemment votre piédestal végétal tient le coup mais pour combien de temps encore ? Puis tout s’arrête, sans doute le ver abandonne-t-il pour l’instant ainsi rassasié par votre éphémère compagnon !
Après une longue attente sous la chaleur pesante et sous un soleil de plomb, vous commencez à vous endormir. Tous vos muscles s’engourdissent et vous ne donnez pas cher de votre peau si vous continuez à rester ici. Vous n’avez plus aucun signe du ver géant depuis un bail maintenant.
Mais préférerez-vous peut-être observer les alentours et trouver un autre moyen de sortir d’ici ?