Lecture des livres dont vous êtes le héros
13 Octobre 2015
Depuis quelque temps, la végétation semble avoir été ravagée par un incendie car vous voyez un peu partout des mangroves et des saules à moitié brûlés. Même l’herbe a une couleur rousse, et la boue semble avoir été mêlée à des cendres, ce qui forme une pâte plus consistante que ce vous connaissez depuis votre entrée dans ce maudit Marais. Un léger vent bruisse dans vos cheveux, chargé d’odeurs âcres et nauséabondes. Devant vous se dessine au loin une nouvelle clairière qui porte le n°15.
Sinon lisez ce qui suit.
Cette clairière est bordée d’épais fourrés couverts de toiles d’araignées et un feu brûle en son centre. Le sol est couvert de cendres rousses, ce qui confère un aspect inhabituel à ce lieu qui, vu du ciel, doit ressembler à un point rouge dans l’étendue végétale du Marais. Votre attention revient au feu : il a certainement été allumé par un aventurier de passage. Alors que vous vous en approchez en toute quiétude (car votre anneau demeure froid), votre sixième sens d’aventurière vous avertit de quelque chose…
Une silhouette est en train de se former à partir des flammes ! Celles-ci prennent peu à peu une teinte argentée, et finissent par constituer le corps d’un homme, recréant même une sorte de toge ( oui, les hommes de feu aussi sont pudiques).
A son cou pend une d’Amulette en forme d’Araignée constituée de flammes verdâtres plus luisantes que les autres. Son visage se dessine ensuite : c’est celui d’un homme d’un certain âge, chauve et portant une longue barbe broussailleuse. Un regard vert étincelant sans pupilles s’allume alors, telles deux braises ardentes au milieu d’une étendue de flammes.
Hébétée, vous reculez vivement avant d’entendre une voix d’outre-tombe résonner dans la clairière : « Mon nom est Zernaya. J’étais le Maître des Araignées, jusqu’à ce qu’un imbécile d’aventurier ait eu l’outrecuidance de me tuer. Heureusement, j’avais une dernière carte à mon jeu et j’ai pu lancer un dernier sortilège avant de mourir. Ce qui m’a permis de renaître comme Efrit, ou Génie de Feu si tu préfères. L’inconvénient, c’est que je ne peux plus sortir de cette clairière, car mon sort est lié à celle-ci. »
Votre air effaré amuse le Maître, le regard plus perçant que jamais, et dont le visage enflammé est déformé par un rictus moqueur : « Bien qu’étant un mauvais Maître, je t’offre une chance de t’en tirer. Possèdes-tu le Hibou d’Airain ? »