Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

Publicité

946

Vous lui exposez votre recherche sur les Pierres de Vie et de Mort. C’est avec un air affecté qu’elle vous répond : « Vous ne savez pas ce que vous cherchez… La Pierre de Mort est une monstruosité ! Elle dégage des ondes maléfiques. Elle n’est plus dans le Marais maintenant, et c’est tant mieux. Elle aurait fini par tout détruire ici. Certaines clairières de ce Marais portent encore la marque de sa présence. Je vais vous y conduire, vous constaterez que votre quête ne vous mènera qu’à votre perte. Le Mal n’a jamais été la solution aux problèmes des hommes. »
Sans que vous ayez le temps de lui poser une autre question, elle se retourne tout à coup, repart vers le centre de sa clairière, puis siffle alors très fort avec un ton extrêmement aigu, presque inhumain. Après quelques minutes, un Aigle immense, majestueux, s’approche de la clairière, la plongeant dans une légère pénombre lorsque ses ailes déployées cachent le soleil. L’animal plonge alors vers vous, vous saisit le torse entre ses pattes puis remonte presque à la verticale le long de la falaise ! Après un haut-le-coeur et la peur de vous faire raboter par la paroi en granit, vous voyez alors le Marais du ciel. Le brun de la boue, le bleu de la rivière et le vert des arbres donnent une étrange vision de ce lieu étrange et redouté. Comme si aucune harmonie ne pouvait régner dans cet endroit. Vous avez l’impression que certains endroits ne sont pas à leur place, comme s’ils avaient été déplacés, des lisières étrangement découpées, rectilignes, artificielles… Juste après avoir franchi la rivière, l’animal fond en direction de l’endroit le plus sombre qui se déroule sous vos pieds. Un nouveau haut-le-coeur vous prend au moment où vous êtes persuadée que vous allez percuter le sol ! Au dernier moment, l’Aigle déploie ses ailes, freinant la chute et vous lâchant tout près du sol. Votre chute est amortie par la profondeur de la boue, mais son odeur vous révulse et vous vomissez votre bile pliée en deux dans la fange verdâtre… C’est en toussant que vous courez hors de la boue et vous enfoncez dans le premier buisson pour vous essuyer du mieux que vous pouvez. Après vous êtes calmée, vous entendez un ruissellement ! Un petit ruisseau coule non loin dans les fougères brunes et pourries. Vous vous précipitez vers ce salut inattendu pour faire une toilette rapide afin d’évacuer le maximum de boue puante. Après vos ablutions, vous décidez qu’il serait plus sage de suivre le ruisseau.

Si vous voulez aller vers l’aval.

Si vous voulez aller vers l’amont.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article