Lecture des livres dont vous êtes le héros
6 Novembre 2015
Vous observez attentivement l'assistance. Votre regard s'arrête sur deux personnes qui discutent âprement : un marchand richement vêtu - qui affiche un air affligé -, et un type qui tient plus du gibier de potence. Vous vous approchez d'eux afin de mieux connaître la teneur de leurs propos. Après quelques tirades à sens uniques, vous estimez qu'il s'agit d'une affaire mafieuse, et la victime ne semble pas disposée à payer la dîme au parrain local. Alors que vous réfléchissez à un moyen de tirer avantage de la situation, le bandit se lève brutalement et envoie valser la chaise contre le mur. Il quitte la salle en proférant des menaces bien senties à l'encontre de son interlocuteur.
Vous vous approchez nonchalamment du pauvre bougre prostré devant son assiette froide, puis vous asseyez face à lui. Le bras pendant sur le dossier de votre chaise, vous lui adressez un petit sourire entendu. Il vous jette un regard timide. Bégayant de peur, il s'enquiert d'une voix faible :
« Quoi ? Qu'est-ce vous me voulez ?
Vous soutenez son regard sans sourciller.
- Il se trouve que suis un mercenaire, et évidemment, je vends mes services au plus offrant. J'ai comme l'impression que vous pourriez avoir besoin de mes services. Ce gaillard ne vous porte pas dans son coeur, n'est-ce pas ? Faites-vous en tendant un pouce vers l'entrée.
- Vous n'êtes pas d'ici, vous.
- Non, répondez-vous. Intéressé ?
- Quel est votre tarif ?
Vous réfléchissez à la somme, par rapport aux prix affichés. Le problème, c'est que vous ne connaissez pas la monnaie locale. À côté, une serveuse encaisse un client. Vous êtes stupéfié de voir qu'ils s'échangent de véritables pierres précieuses.
- Hum, disons deux cents d'émeraudes ?
L'expression de surprise mêlée de gêne qu'affiche votre interlocuteur fait naître en vous une légère appréhension.
- Vous voulez vraiment que des émeraudes ! Je n'en ai malheureusement pas autant sur moi actuellement. Si je mets des opales et des diamants correspondant la même valeur, ça vous irait ?
Vous êtes rassuré que le prix ne l'effraie pas. Vous tentez :
- Faites-moi un mélange des trois types pierres, ça m'ira. Et mettez ma nuit sur votre compte, rajoutez-vous avec un clin d'oeil.
Il tend la main et vous la tapez :
- Marché conclu ». lance-t-il tout heureux.
Pendant que vous mangez une énorme tranche viande succulente, il vous explique votre mission. Il fournit aussi un poison afin de mettre hors d'état de nuire la plante mutante qui garde la maison. Vous lui donnez rendez-vous dans sa chambre à la fin de l'opération.
Arrivé à grande maison qui est à la lisière de la forêt, vous aspergez les racines de la vigne étrangleuse avec le liquide vermeil fétide. Pendant que la plante agonise, vous vous faufilez à l'intérieur jusqu'au gros buffet derrière lequel vous vous planquez.
Lorsque le gros bonhomme apparaît en sous-vêtement, vous lui sautez dessus. Mais le gaillard est rompu à ce genre de surprise, et c'est pour cela qu'il est craint par tous : il sort une énorme dent de la poche de son caleçon. Vous aviez anticipé la transformation de votre arme, mais celle-ci ne s'est pas produite. Cela vous déstabilise lors du premier assaut : ne lancez qu'un seul dé lors du calcul de votre force d'attaque. Ensuite, continuez le combat normalement.
LE PARRAIN Habileté : 8 Endurance : 10
Si vous êtes vainqueur, continuez votre lecture.
Vous lui tranchez la tête, l'empaquetez dans une couverture, et quittez les lieux à toute vitesse. À votre retour à l'auberge, vous passez par la fenêtre. Le marchand sursaute de peur, croyant être victime d'un envoyé du racketteur qu'il fait assassiner en ce moment même. Lorsque vous lui montrez la tête décapitée, il affiche un sourire des plus détendu. Il vous donne alors une bourse contenant les pierres précieuses promises (ajoutez 2 opales, 9 diamants, et 10 émeraudes sur votre Feuille d'Aventure). Vous lui serrez la main, puis allez vous coucher. Mission accomplie en moins de deux heures. Ce Monde est un paradis pour les gens de votre espèce, pensez-vous avant de vous endormir comme une masse.