Lecture des livres dont vous êtes le héros
8 Novembre 2015
Les baies ont un goût vaguement sucré, pas désagréable mais suffisamment étrange pour que vous n'en redemandiez pas. Comme le vieil homme ne vous a pas donné de couverts, vous devez les manger avec votre main, ce qui colore vos doigts de jus orangé. Une fois le repas terminé, vous tentez de vous essuyer sur votre tunique mais la coloration persiste.
« Hé bien, étranger, reprend votre hôte, quelles nouvelles d'au-delà des montagnes ?
- Pas grand-chose, lui répondez vous pour éluder la question.
- Le Seigneur Valtinn règne toujours sur les contrées d'au-delà des Monts brumeux ?
- Heu...Oui, je crois...Mais je n'ai eu que peu de contacts avec son peuple, je préfère
voyager discrètement.
- Je vois...Vous devez venir de très loin pour si mal connaitre le Seigneur Valtinn et ses soldats.
- Oui, de très loin...
- Mmm...Mais moi je crois que vous me mentez. Il n'est pas de contrée si lointaine qui ne soit sous le joug du Seigneur tyran. Et nous n'apprécions guère les espions, par ici...
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, répondez vous, je suis un honnête voyageur qui...
- Balivernes! vous interrompt le vieil homme, vous n'êtes ici que sous un faux prétexte, mais je saurais tirer partie de votre traitrise...Les baies que vous venez de manger contiennent un poison lent qui aura raison de vous sous peu, à moins que vous ne me rendiez un petit service...
- Qu'avez vous fait ? hurlez vous en vous relevant, vous m'avez empoisonné ?
- De quoi vous rendre docile. J'ai le remède. Ou plutôt, je sais le préparer, mais il faudra que vous alliez au pied des montagnes chercher des racines pour que je le prépare. Nous avons beaucoup de malades, ici, mais les bêtes sauvages de la grève m'empêchent d'aller chercher les plantes dont nous avons besoin pour nous soigner. Ramenez en suffisamment, et je vous donnerai l'antidote.
- Jamais de la vie !
- C'est justement votre vie qui est en jeu, vous répond le vieillard en souriant. Allez chercher ces plantes ou bien mourez dans la souffrance. »
Si vous préférez attaquer le vieil homme.