Lecture des livres dont vous êtes le héros
23 Avril 2016
Vous avancez d'un air ferme et résolu, comme si le château vous appartenait ! Les deux gardes qui flanquent la grande porte d'entrée vous regardent approcher d'un œil morne. Vous leur racontez que vous êtes un ronin, un samouraï sans maître, et que vous souhaitez entrer au service du seigneur Tsietsin. Après avoir acquiescé de la tête, l'un d'eux frappe à la porte, puis pénètre dans la forteresse. II en ressort quelques instants plus tard, escorté d'un homme en kimono.
-Je m'appelle Ieratsu, vous dit-il, et je suis le lieutenant du seigneur Tsietsin. Suivez-moi, s'il vous plaît.
Vous lui emboîtez le pas et vous entrez dans la grande cour du château. Alors que les lourdes portes se referment sur vous, Ieratsu vous demande à brûle- pourpoint :
Si vous êtes un ronin, comme vous le prétendez, pouvez-vous me dire pourquoi vous avez attaqué nos hommes dans le village d'à côté ? Votre petite ruse est éventée, et vous voilà pris au piège, Senseï ! Aussitôt, un flot de gardes déferle sur vous comme une armée de rats en furie et, malgré votre vaillante résistance, vous ne tardez pas à être neutralisé. On vous conduit ensuite dans le donjon du palais, où l'on vous jette sans ménagement dans un sinistre cachot. Le geôlier, un homme gras et rougeaud vêtu d'un uniforme crasseux, vous annonce d'un air renfrogné :
— On te conduira demain devant le Shogun Tsietsin.
Sur ces paroles, il vous ferme brutalement la porte de la cellule au nez. Vous voilà seul. On vous a désarmé, et c'est surtout cela, bien plus que le fait d'avoir été bafoué et indignement capturé qui vous emplit de honte. La perte de vos armes vous coûte 1 point d'Honneur. A présent, il ne vous reste plus qu'à vous allonger sur la maigre paillasse qui occupe le coin de votre cachot et à essayer de trouver tant bien que mal le sommeil en attendant le lendemain matin.