Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

Publicité

A bord d’une galère ...

La chaleur au fond de la cale devient insupportable, et l'atmosphère épaisse et poisseuse a des relents âcres de corps en sueur. Il est interdit de parler et, dans l'obscurité, vous n'entendez que les craquements de la coque du navire, et le claquement sec et régulier du fouet « Souquez, souquez ferme, bande de chiens ! hurle d'une voix rauque le garde-chiourme borgne. Et profitez bien de cet agréable voyage, car après un ou deux jours passés là où nous vous emmenons, vous regretterez cette cale ! » Enchaîné à un banc avec deux autres galériens, vous tirez péniblement sur une longue et lourde rame, tout en pensant au jour funeste où vous avez été capturé, voilà bientôt une semaine. Vous aviez quitté le port de Sablenoir et vous vous dirigiez vers la Baie aux Huîtres à bord d'une petite embarcation lorsque, soudain, et pour votre plus grand malheur, une galère surgit à l'horizon. Elle se rapprocha rapidement et enfonça avec son étrave la coque de votre bateau, dont il ne resta bientôt plus que quelques épaves flottant à la dérive. Une fois à l'eau, impossible de ne pas accepter la corde que l'on vous tendait Ce que vous avez — presque — regretté lorsque, une fois hissé à bord de la galère, vous vous êtes vu entouré par une vingtaine de féroces coupe-jarret Toute résistance aurait été inutile. Une voix bourrue ordonna aux pirates de s'écarter, et un homme au visage affreusement balafré apparut devant vous. Une odeur épouvantable se dégageait de ses vêtements crasseux ; après avoir craché son jus de chique entre ses dents noires et pourries, il s'adressa à vous avec un large sourire. « Le capitaine Bartella livre toujours sa marchandise. Un de mes esclaves est mort hier sous le fouet. Tu le remplaceras. Cela m'évitera d'aller à terre pour en capturer un autre. Aujourd'hui, la chance semble me sourire, l'ami. On ne peut pas en dire autant de toi ! » Le capitaine se mit à rire d'une voix sifflante bientôt coupée par une toux rauque, puis il aboya à son garde-chiourme : « Emmenez ce rat dans la cale, qu'il fasse connaissance avec le reste de la vermine ! » C’est depuis ce jour maudit que vous êtes enchaîné à votre banc de nage, et vous ramez, au bord de l'évanouissement vers une destination inconnue. Tout à coup, vous entendez la vigie crier : « Terre, terre ! » et vous vous demandez avec inquiétude quels nouveaux malheurs vous attendent Une heure plus tard, la galère accoste, et vous entendez les membres de l'équipage qui s'activent sur le pont. Quand le bateau est amarré et ancré, on vous débarque à terre avec les autres esclaves. Une fois vos yeux habitués à l'éclatante lumière du jour, vous regardez autour de vous et vous constatez que vous vous trouvez sur une petite île. Un château d'aspect lugubre se dresse au sommet d'une colline et, juste à côté, se trouve un amphithéâtre à moitié en ruine. Un homme vêtu d'une cotte de mailles noire tend au capitaine Bartella une bourse bien garnie. Satisfait de la somme, ce dernier ordonne à ses hommes de remonter à bord, et vous regardez la galère appareiller. L'homme à la cotte de mailles s'avance, puis il s'adresse aux esclaves ; «Désormais, vous appartenez à lord Carnuss. Sachez que c'est un honneur de mourir pour son plaisir, ici, dans l'Arène de la Mort de l'Ile Sanglante. Une seule personne parmi vous survivra, et cet homme ou cette femme représentera lord Carnuss à Fang pour la prochaine Épreuve des Champions. Le baron Sukumvit a imaginé un nouveau Labyrinthe de la Mort, et il offre une récompense de 20 000 Pièces d'Or à quiconque réussira à le traverser. Il est bien évident que lord Carnuss gardera cette récompense si son représentant y parvient, mais ce dernier aura la vie sauve et il sera libre. La réputation du baron a beaucoup souffert depuis que quelqu'un a triomphé de son premier labyrinthe l'an dernier, mais il affirme aujourd'hui que personne ne peut affronter avec succès les périls de son nouveau labyrinthe. Lord Carnuss veut que l'un d'entre vous lui prouve le contraire afin qu'il fasse ravaler ses paroles au baron. Vous devez en effet savoir que lord Carnuss hait la renommée de son frère... A présent, suivez-moi ! » On vous conduit en haut de la colline jusqu'au château, puis on vous enferme dans les profondeurs du sous-sol. Quatre autres personnes partagent avec vous un sombre cachot : un gros nain robuste, un homme-orque, un guerrier oriental sec et noueux, et un homme chauve aux muscles saillants. Dans la cellule, l'ambiance est sinistre et peu de mots sont échangés, car chacun redoute les futurs combats. Sur les quarante-deux esclaves qui sont arrivés par bateau, un seul survivra et, comme récompense, il devra affronter les pièges mortels du labyrinthe !

Et maintenant, commencez l’aventure.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article