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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Poussant la porte de l'auberge, vous pénétrez dans une salle chaude, confortable et bien éclairée. Un alléchant fumet de bonne cuisine mêlé à de savou­reux parfums d'excellentes bières vous montent aux narines. Mais l'odeur qui vous frappe immédiate­ment et recouvre toutes les autres est celle de l'ail, car à toutes les portes et les fenêtres de rétablisse­ment sont suspendus d'abondants colliers de gousses d'ail fraîches. Il y a une dizaine de clients dans la salle, lesquels font une drôle de tête lorsque vous entrez. Mais lorsque vous pénétrez dans la lumière et qu'ils réalisent que vous n'avez rien d'un Mort Vivant, ils semblent retrouver un certain calme. Cependant, votre œil averti ne manque pas de remarquer que quelques lames sont sorties de leurs fourreaux. L'aubergiste, un imposant gaillard pourvu d'une panse rebondie, accourt vers vous en se dandinant entre les tables, sa face rubiconde fen­due d'un sourire torve. « Bienvenu, étranger, bien­venu à l'Auberge des Joyeux Morts..., postillonne- t-il avec empressement. Euh... du Repos du Voya­geur, je voulais dire... Je préfère plutôt ce nom-là, par les temps qui courent. Bon, peu importe, prenez un siège et je vous apporte une chope de bière et une assiettée de ragoût. La bière, c'est moi qui l'offre - j'essaie de la liquider sans traîner, vu que je compte bien prendre mes cliques et mes claques et filer d'ici un de ces quatre matins, et sans traîner, pour sûr ! Sinon, c'est 1 Pièce d'Or pour le ragoût et la chambre. » Sur ce, il s'en retourne vers la cuisine d'un air affairé. Accoudé à votre table, vous balayez la salle d'un œil discret. Dans un angle, un soldat dont l'uniforme est recouvert d'un vieux justau­corps de cuir douteux contemple le fond de sa chope de bière. Il y a en lui quelque chose de sombre et d'inquiétant qui ne vous plaît guère. A une autre table, trois fermiers vous observent avec des mines renfrognées. Plus loin, un personnage encapuchonné et vêtu d'une robe noire est assis dans un coin sombre. Vous ne pouvez distinguer son visage ni ses mains, mais votre sixième sens perçoit l'étrange aura qui enveloppe cet inconnu. Enfin, à la table la plus proche de la vôtre se tient un marchand d'âge moyen flanqué de deux gardes du corps, des barbares nordiques à en juger par leur aspect. A peine avez-vous fini de détailler l'assis­tance que le marchand, un homme de haute taille et étonnamment mince pour un membre de cette cor­poration, vous invite fort civilement à vous joindre à lui. A cet instant, le tavernier reparaît dans la salle et dépose une solide chope de bière devant vous avant de retourner s'affairer derrière son comptoir.

Allez-vous vous asseoir à la table du marchand et engager la conversation

tenter plutôt de lier conversation avec les fermiers

ou préférez-vous essayer de tirer les vers du nez de l'aubergiste ?

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