Lecture des livres dont vous êtes le héros
12 Août 2016
Mortis pousse un hurlement de rage lorsqu'il reconnaît l'arme qui l'a réduit à l'impuissance au cours des siècles passés. Et son cri se change en un glapissement d'horreur et de désespoir quand la Lance d'Ivoire traverse le plastron de son armure et lui transperce la poitrine, à l'instant même où disparaît le dernier rayon du soleil. Alors qu'il s'effondre, des nuées de vapeur nocive et pestilentielle commencent à se dégager de son corps vous contraignant à battre en retraite et à vous masquer le visage. Ainsi n'assistez-vous pas à l'ultime disparition du Seigneur des Tombeaux, ne conservant que la fugitive vision de son visage à l'instant précis de sa mort, véritable et définitive, un visage empli d'une terreur et d'une détresse si indicibles que vous emporterez son image jusque dans votre propre tombe. Quand le nuage délétère se dissipe enfin, seuls une traînée de poussière grise et quelques relents de putréfaction désignent l'endroit où est tombé votre ennemi. Même la lance a disparu. Vous retournez à la Citadelle, pour la retrouver sans surprise jonchée de corps déjà en état de décomposition avancée : les funestes légions de Mortis n'ont pas survécu à leur maître tyrannique. Lorsque vous délivrez le Gouverneur Braxis du cachot où il était emprisonné, il lui suffit de contempler votre visage pour savoir que vous avez affronté et défait le Mal en personne, car vos cheveux sont devenus tout blancs...