Lecture des livres dont vous êtes le héros
10 Novembre 2016
Vous marchez le long de la rivière en plein soleil. Maintenant que Mencius est mort, vous avez le temps d'essayer d'en apprendre davantage sur ce monde étrange où le sortilège vous a transporté. La chaleur continuelle dépasse de beaucoup les températures des plus grandes canicules que vous ayez jamais connues, et vous n'avez pas encore vu le moindre arbre qui puisse faire penser aux grands pins noirs de votre pays. Ils sont tous rabougris, avec des branches noueuses. Et si les autochtones leur ressemblaient ? Vous avez bientôt l'occasion de vérifier cette hypothèse saugrenue, après avoir rejoint une route importante qui vous mène en vue d'une ville. Vous supposez, du moins, que c'en est une, car vous n'avez pas l'habitude des agglomérations ceintes de remparts, ni des tours en argile jaune surmontées de dômes en forme d'oignon ! La route s'achève devant une grande porte percée dans le mur d'enceinte gardée par des soldats à l'apparence humaine. Humaine, certes, mais est-elle vraiment rassurante ? En vous approchant davantage, vous découvrez qu'ils sont assez différents de vous : plus petits de quelques bons centimètres, très bruns, la peau boucanée par le soleil et l'expression plutôt cruelle. Vous redoublez de méfiance, mais les gardes ne vous prêtent aucune attention. Vous franchissez la porte et vous pénétrez dans un labyrinthe de rues grouillant de monde. Les gens paraissent vraiment bizarres et vous remarquez que la plupart portent des vêtements de soie qui seraient onéreux chez vous, même pour la bourse du Margrave. Quant à la langue qu'ils parlent, ce n'est pour vous qu'un baragouinage incompréhensible.