Lecture des livres dont vous êtes le héros
28 Janvier 2017
Ulrich marche dans la nuit à bon pas, dans votre état actuel, il est fatiguant de le suivre. Votre souffle haletant forme, dans l'air glacial, un petit nuage devant votre visage. Ulrich ne montre aucun signe de ralentissement, le fardeau de votre blessure vous est insupportable. Mais vous continuez, courant quelque fois pour ne pas vous faire distancer par le bûcheron qui accélère le pas dans la forêt dense, vous amenant toujours plus profondément dans ce domaine sombre. Vous voyagez ainsi pendant presque une heure, lorsque vous arrivez en vue d'une maisonnette en pierre au toit couvert de chaume. Sans la moindre pause, Ulrich se dirige vers la porte de chêne massif bardée de fer. Il cogne dessus avec le plat de sa hache. Le son de pas étouffés provenant de la maisonnette et se dirigeant vers la porte vous parvient, puis une voix cassée et irritée dit « Qui est là ? Et que voulez-vous ? »
« Grand-Mère ! » appelle le bûcheron. « C'est Ulrich avec un ami qui a besoin de ton aide ». Une petite trappe située au milieu de la porte s'ouvre et deux yeux rongés par la cataracte apparaissent, puis la trappe se referme subitement. Vous entendez le son de mécanismes et de verrous qui se débloquent, puis la porte s'ouvre. Une personne voûtée vous accueille à l'intérieur avant de refermer aussi sec la porte et de tourner à nouveaux verrous et barres métalliques. Drapée dans un châle de laine, la vieille femme vous regarde suspicieusement de la tête aux pieds. Son nez et son menton sont crochus, elle ressemble en tout point à une sorcière, des talismans en argent sont accrochés à une chaîne qui pend à son cou. « Alors, c'est vous qui avez besoin de mon aide, n'est-ce pas ? » dit Grand-Mère Zekova. Dans un état de stress complet, vous écoutez Ulrich raconter à la vieille femme le destin qui vous a marqué. Elle écoute le bûcheron avec un désintérêt notoire. Quand celui-ci a terminé, elle se tourne vers vous. Sans dire mot, elle commence à vous toucher et vous étudier, regardant vos yeux et tentant de faire sortir votre langue. Elle examine également la morsure du loup sur votre épaule.
« La lycanthropie est effectivement une malédiction terrible et dégénérante » dit-elle finalement, « mais vous êtes chanceux d'avoir rencontré le bon Ulrich, qui a eu la clairvoyance de vous amener à moi. Je peux vous aider, mais je ne pourrai pas vous guérir. La maladie n'est pas J un stade avancé et si nous agissons vite nous pourrons stopper les effets de la salive empoisonnée du Loup-Garou. Je peux préparer une potion à base de belladone, qui vous aidera, mais avec votre accord je voudrai d'abord pratiquer une saignée, la concoction aurait ainsi un effet plus rapide et efficace. »
Allez-vous laisser la vieille femme vous faire une saignée avant de vous administrer la potion
ou allez-vous refuser et simplement lui demander de préparer la potion de belladone ?