Lecture des livres dont vous êtes le héros
3 Janvier 2013
Plusieurs personnes sont assises dans une pièce spacieuse, éclairée par des bougies. A votre entrée, un monsieur âgé, à cheveux blancs, se lève pour vous accueillir.
— Bonjour, monsieur, dit-il. Permettez-moi de me présenter et de vous présenter ces personnes. Je suis le marquis de Candeille, naguère l'un des conseillers les plus intimes du roi, aujourd'hui, hélas, rien de plus qu'un fugitif. Et voici ma fille, Marguerite.
Il désigne une femme d'âge mûr, élancée, qui se lève et vous fait une révérence. Vous vous inclinez très bas devant elle.
— Nous avons dû fuir nos demeures sans rien emporter d'autre que les vêtements que nous portons sur nous, dit le marquis. Notre intention est de gagner le plus rapidement possible l'Ecosse, où d'autres partisans de notre vénéré roi sont déjà rassemblés. Notre groupe comprend également le marquis de Serval (il désigne un autre homme âgé, qui boit un verre de vin dans un coin de la pièce ; celui-ci lève les yeux et hoche brièvement la tête en réponse à votre salut) et le comte de La Vallière, accompagné de son épouse, la comtesse de la Vallière, et de leurs enfants, Raoul et Josette.
Le comte, un homme assez jeune qui a quelque chose de militaire dans l'allure, se lève et s'incline en vous serrant énergiquement la main.
— Très honoré de faire votre connaissance, monsieur... ?
Vous vous hâtez de vous présenter, et la jeune fille, Madeleine, vous dispense d'explications embarrassantes en revenant vous apporter un verre de vin. Vous acceptez celui-ci avec reconnaissance et, en le buvant, vous remarquez que les aristocrates vous observent attentivement. Le marquis de Candeille finit par prendre la parole.
— Nous espérions, monsieur d'Auvergne, que vous vous joindriez à notre groupe pour tenter de recouvrer la liberté. Je serai franc. Nous avons terriblement besoin de quelqu'un doté d'une certaine expérience militaire et d'une âme saine dans un corps sain. Et le nombre a toujours été un facteur de réussite.
Épuisé par les événements de la journée, vous acceptez sans trop réfléchir. C'est la meilleure occasion qui se soit présentée jusqu'ici, et il semble qu'elle repose sur un semblant d'organisation. Vous vous promettez d'interroger Madeleine dans la matinée, mais, pour l'instant, vous êtes trop fatigué pour faire quoi que ce soit d'autre que de vous écrouler sur un lit.