Lecture des livres dont vous êtes le héros
1 Avril 2013
Ainsi donc, l'abbé Goulot du Pauillac ne pourra pas renouveler ses aveux devant la police. Décidément, vous jouez de malchance dans vos succès ! D'abord Frontouillard. maintenant l'abbé : les deux personnages clés de l'affaire ont disparu... Mais ce qui compte avant tout, maintenant, c'est faire sortir Hensock le Follet de la Bastille. Comment s'y prendre ? Vous décidez de réfléchir à un plan d'action, mais en attendant d'avoir trouvé la solution, vous vous rendez chez M. de Courtemare pour prendre de ses nouvelles. Il n'a toujours pas repris connaissance et vous restez à son chevet. La fatigue vous gagne, cependant, et vous vous endormez profondément, ce qui vous fait gagner 2 points de FORCE. Lorsque vous vous réveillez, vous n'avez plus aucune idée de l'heure qu'il est. Vite ! Il faut vous décider à faire quelque chose pour sauver Hensock ! M. de Courtemare est toujours inconscient, il est inutile que vous restiez ici plus longtemps. Vous sortez donc dans la rue de Grenelle. Il fait jour. Avez-vous dormi toute une nuit ? Vous n'en savez plus rien. Vous remarquez en tout cas qu'une grande agitation règne au- dehors. Des groupes d'hommes et de femmes se dirigent vers les Invalides qui se trouvent un peu plus loin. Vous suivez le mouvement pour essayer de savoir ce qui se passe et bientôt, la foule vous entraîne à l'intérieur même de l'hôtel des Invalides : là, vous assistez à un pillage en règle ; des milliers de Parisiens en colère, portant sur leurs vêtements des cocardes rouge et bleu aux couleurs de leur ville, s'emparent des fusils qui sont entreposés en ces lieux. C'est une révolte armée qui se prépare. Une idée vous vient alors : pourquoi ne pas essayer d'inciter les émeutiers à se rendre à la Bastille ? Ce serait un moyen spectaculaire et efficace de libérer Hensock le Follet !
— Prenez les armes ! dit un homme dans la foule, à bas la tyrannie ! Toi, là-bas, ajoute-t-il en s'adressant à vous, prends ce fusil ! Il vous donne une arme que vous brandissez en vous écriant :
— A bas la tyrannie ! Tous à la Bastille ! Abattons la forteresse des tyrans !
— Il a raison ! approuve quelqu'un.
— A la Bastille ! dit un autre.
— A la Bastille ! répètent plusieurs voix.
Un instant plus tard, la foule s'élance hors des Invalides en direction de la Bastille. Lorsque les émeutiers parviennent devant la forteresse, vous vous arrangez pour être au premier rang. Des négociations s'engagent alors entre les représentants du peuple et le gouverneur de la prison. D'autres Parisiens viennent grossir la foule des insurgés, certains d'entre eux sont armés de piques et de haches. La tension monte. Plusieurs heures s'écoulent. Enfin, le gouverneur ordonne à ses gardes de faire feu. Des émeutiers tombent. La colère du peuple est à son comble. Des dizaines d'hommes se sont effondrés autour de vous, fauchés par les halles et vous avez failli vous-même vous faire tuer. Mais la foule est maintenant si considérable que le gouverneur doit se résoudre à céder devant la fureur du peuple. Il fait abaisser le pont-levis et les insurgés s'engouffrent à l'intérieur de la forteresse. Tandis que les émeutiers massacrent les soidats qui leur ont tiré dessus, vous essayez de découvrir la cellule où Hensock le Follet a été enfermé. Pointant votre fusil sur l'un des gardes, vous lui ordonnez de vous mener auprès du Messager du Temps. Apeuré, l'homme s'exécute et vous conduit dans un cachot sinistre où les rats pullulent dans une odeur pestilentielle. Un autre garde se dresse alors devant vous. Il est armé d'un fusil. mais vous n'y prêtez guère attention car vous venez d'apercevoir, debout contre le mur du fond, la silhouette de Hensock le Follet. Vous vous précipitez vers lui, mais le garde n'est pas décidé à vous laisser passer. Il presse la détente de son fusil.