Lecture des livres dont vous êtes le héros
19 Avril 2013
Le Terrier Magdi gît à terre, raide mort, mais les Chadakines sont toujours là, souriant avec sadisme comme s'ils étaient sûrs d'avoir l'avantage. Leur capitaine s'avance d'un pas. « Rends-toi, Sorcier, vous dit-il. Tu n'as pas la moindre chance ! » Le bébé Chaksu émet alors un long gémissement plaintif, et le capitaine, en l'entendant, éclate d'un rire méprisant. Mais l'assurance narquoise et cruelle qu'il affiche s'évanouit d'un coup lorsque deux énormes Chaksus surgissent brusquement du sous-bois. Terrorisé, le Chadakine regarde les reptiles géants s'approcher en rugissant de colère ; ce sont les parents du bébé Chaksu que vous avez protégé. La femelle, encore plus grande et plus forte que son compagnon, attrape le Chadakine et le soulève dans les airs, le serrant dans un étau d'acier. Le capitaine vire au violet, ses yeux s'exorbitent et il périt étouffé avant même que le reptile n'ait fracassé son corps contre le sol. Avec des rugissements triomphants, les Chaksus se ruent sur les autres guerriers, qui détalent à toutes jambes. Ceux qui ne parviennent pas à fuir assez vite sont impitoyablement piétinés par les reptiles, et le carnage est d'une horreur sans nom. Quand il ne reste plus un seul Chadakine vivant, les Chaksus se tournent vers vous et s'inclinent ; ils ont beau ne pas parler, leurs remerciements vous parviennent clairement. Quand au jeune Chaksu blessé, il se réfugie dans les pattes de sa mère qui se met à le bercer pour le réconforter. En témoignage de leur reconnaissance, les Chaksus vous donnent des petits Pipeaux en roseau ; à l'avenir, si vous soufflez dans ces flûtes, ils accoureront immédiatement à votre aide, où que vous soyez. (Vous pouvez glisser cet Objet Spécial dans une poche de votre robe ; n'oubliez pas toutefois de l'inscrire sur votre Feuille d'Aventure.) Après un dernier salut, les reptiles géants s'éloignent, piétinant les épais branchages comme s'il s'agissait de simples brindilles. « Grand est le pouvoir de la bonté », dit Urik, citant la Sagesse des Majdars. « L'aide vient souvent de là où on ne l'attendait pas », répliquez-vous, ne voulant pas être de reste. Urik éclate de rire, une lueur taquine dans le regard.