Lecture des livres dont vous êtes le héros
4 Janvier 2013
Les graves nouvelles que vous apportez n'amènent aucune réaction visible chez votre colonel. Il vous écoute, le visage fermé, impénétrable.
— C'est ce que je craignais, dit-il. La populace a pris l'initiative. Nous ne sommes plus maîtres de la rue.
Il tend la main vers le plan de Paris suspendu au mur, derrière son bureau, et vous demande quelles sont les artères encore dégagées. Vous continuez votre rapport, et l'expression du colonel devient encore plus dure. Lorsque vous avez terminé, il hoche la tête.
— Vous ne pouviez pas faire grand-chose, capitaine. Nous avons sous-estimé la puissance de la foule. Cela dit, on nous demande d'envoyer des troupes à Versailles de toute urgence pour renforcer la garnison. Vous avez déjà eu affaire à la populace, aussi je vous envoie là-bas avec vos hommes.
— De quels renforts puis-je disposer pour remplacer les soldats que j'ai perdus ? demandez-vous.
— D'aucun, rétorque-t-il. Je n'ai pas trop de tous les hommes en état de tenir un fusil pour défendre les rues qui entourent ce quartier général. Donnez une heure de repos à votre compagnie, puis mettez-vous en route pour le Palais.