Lecture des livres dont vous êtes le héros
4 Janvier 2013
— Citoyens de la France, commence Danton, vous avez remporté aujourd'hui une grande victoire sur les forces du traître, Louis. De nombreux innocents ont été libérés de cette prison, où on les avait enfermés pour des crimes qu'ils n'avaient pas commis. L'aube d'une ère nouvelle se lève pour Paris et son peuple. Une ère où aucun homme ne sera supérieur à un autre. Une ère où tous seront égaux. Liberté, Égalité, Fraternité ! La foule en délire lui fait écho.
— Liberté, Égalité, Fraternité ! répète-t-elle. Danton lève la main pour réclamer le silence et continue.
— Mais cette ère est menacée. Déjà, la France est en guerre. Les royalistes des pays étrangers veulent porter secours aux royalistes qui vivent encore en France. Nous devons tous être sur nos gardes, nous devons tous contribuer à débarrasser notre patrie de ces traîtres. J'ai fait le serment de consacrer ma vie à l'anéantissement de ces immondes aristos. Qui m'aime me suive !
La foule l'acclame avec enthousiasme, et des centaines de gens jouent des coudes pour approcher de plus près cet homme fascinant. Dans la mêlée, vous êtes bousculé et presque jeté par terre, affaibli comme vous l'êtes par la faim et les privations subies en prison. Voyant cela, un soldat portant l'uniforme de la Garde nationale, le régiment qui soutient la Convention, vous tend une main secourable.
— Venez avec moi, citoyen, vous dit-il. Je vais vous conduire à la caserne, où yous pourrez vous restaurer et vous reposer.
Vous acceptez avec reconnaissance et, nanti d'un solide casse-croûte de pain et de fromage, vous racontez votre histoire.
— Il devrait y avoir place dans l'armée du peuple pour un homme ayant votre expérience et vos références, citoyen, déclare un autre soldat. Si vous voulez, je peux parler de vous à notre capitaine. Comprenant que Paris n'a rien d'autre à vous offrir, vous acceptez son offre et vous vous retrouvez bientôt enrôlé dans la Garde nationale avec le grade de sergent.