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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Deux guerriers vous empoignent et vous attachent les mains dans le dos avec des ricanements de joie. Votre Baguette de sorcier et votre Sac à Dos vous sont confisqués, et vous êtes promené à travers la ville comme un chien de cirque pendant plus d'une heure. Votre sinistre escorte s'arrête enfin devant une imposante citadelle de pierre noire, érigée au sommet d'une colline qui surplombe le port. C'est la terrible Halle aux Corrections, haut lieu de la justice Chadakine, axée — comme vous allez malheureusement vous en rendre compte — davantage sur la répression que sur la prévention... Un garde trapu vous attrape par l'épaule, appuyant volontairement sur l'endroit où la flèche a pénétré votre chair ; la pointe s'enfonce plus profondément encore, et vous retenez à grand-peine un cri de douleur. Comme si de rien n'était, l'homme ouvre l'immense porte de fer et vous pousse brutalement dans un petit hall sombre. Vous tombez sur le carrelage froid et dur. Votre plaie s'est rouverte et vous saignez abondamment. « Je saigne, dites-vous au garde, il me faut un guérisseur pour extraire la pointe de la flèche et panser la blessure. » Le Chadakine vous toise d'un regard méprisant : « Panser la blessure ? répond-il d'un ton dédaigneux. C'est une égratignure, ça, jeune freluquet ! Ah, du temps des Grandes Guerres de l'Empire, j'en ai eu, moi, de vraies blessures ! Et j'aime autant te dire qu'il n'y avait pas de guérisseur sur les champs de bataille ! Qu'est-ce que tu as fait de ton courage, petit ?» A ces mots, le garde s'approche de vous et empoigne à pleines mains le morceau de flèche qui dépasse de votre épaule. « Non ! » hurlez-vous, terrorisé. Trop tard... D'un geste sec, le Chadakine arrache le fragment de flèche, et vous manquez défaillir de douleur. « Un guérisseur pour panser la plaie... et puis quoi encore ? » grommelle le Chadakine. Il sort une petite fiole de sa poche et la débouche. « Voilà qui empêchera la gangrène », dit-il en arrosant généreusement votre plaie d'un liquide transparent qui vous brûle comme un acide. Cette fois-ci, vous poussez un cri strident, et le garde vous gratifie d'une bourrade dans le dos en éclatant de rire. Ce rude remède des champs de bataille vous a affaibli de 1 point d'ENDURANCE, mais il faut bien admettre qu'il est efficace : votre blessure ne saigne plus et se refermera sans problème ; vous en garderez néanmoins toute votre vie une large cicatrice à l'épaule. On vous fait maintenant gravir un escalier de pierre en colimaçon qui mène à une petite antichambre. La porte s'ouvre et vous vous trouvez face à une vieille femme toute ridée, assise à une table sur laquelle luit une grosse boule de cristal aux reflets ambrés.

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