Lecture des livres dont vous êtes le héros
23 Août 2013
Les yeux remplis de larmes, le vieil homme et sa femme vous remercient et vous promettent de prier pour que vous réussissiez à atteindre le palais. Vous les assurez de la venue des soldats dans la journée même. Puis, après un rapide repas, vous vous élancez sur le chemin montagneux menant au palais.
Vous le quittez peu après pour couper directement à travers la montagne sous le couvert de ses forêts. Vous effacez ainsi vos traces. Après quoi, sûr de n'être pas suivi, vous reprenez la route serpentant à l'aplomb du vide. Enfin, au détour d'un ultime virage, vous apercevez le palais du seigneur Kiyamo éclairé par le soleil couchant. L'édifice se dresse entre deux pics. De magnifiques jardins l'entourent ainsi qu'un grand mur d'enceinte surmonté de tours de guet. Des bannières aux couleurs de la Maison du seigneur Kiyamo flottent à l'entrée principale. Vous donnez aux gardes la baguette d'ivoire que vous a remise le messager, et la porte s'ouvre devant vous. L'un d'eux vous fait traverser l'esplanade où Samouraïs et soldats s'entraînent à l'épée et au tir à l'arc. Vous êtes introduit peu après dans une salle de réception richement meublée où l'on vous demande poliment de patienter. Votre guide vous salue et s'éclipse aussitôt. Peu après pénètre dans la salle un homme en robe blanche décorée de grandes fleurs bleues. Il porte en outre deux épées — l'une courte et l'autre longue — glissées dans le large turban qui lui ceint les reins. Il se présente à vous sous le nom d'Onikaba, conseiller suprême du seigneur Kiyamo. Il vous dit encore qu'il vient de rentrer de l'Ile des Songes Paisibles où il s'est longuement entretenu avec le Grand Maître de l'Aube. Il vous semble, à ses propos, que les vôtres sont au courant du fait que vous êtes rentré en possession des Parchemins de Kettsuin. Toutefois, une chose est sûre ; tous prient ardemment pour votre retour. Ces quelques révélations faites, le conseiller vous conduit dans une grande salle décorée de boisieries au centre de laquelle se tient assis le seigneur Kiyamo en personne. Une table basse encombrée de parchemins et de cartes se dresse devant lui. Des armes de Samouraïs tapissent les murs du sol au plafond. Le seigneur vous fait signe de vous asseoir devant lui. Vous êtes impressionné, mais vous le regardez néanmoins attentivement pendant qu'un serviteur vous apporte le thé. L'homme n'est plus très jeune. Cependant, ses épaules et ses bras fortement musclés témoignent du fait que le vieux guerrier s'entraîne encore régulièrement au maniement des armes et aux arts martiaux.