Lecture des livres dont vous êtes le héros
2 Janvier 2013
Le lendemain matin, une fois restauré, vous allez retrouver Madeleine, qui est en train de préparer un cataplasme pour le marquis de Serval. Apparemment, celui-ci souffre de la goutte. Après avoir posé le cataplasme, Madeleine vous réunit avec le comte de La Vallière et le marquis de Candeille pour vous expliquer les dispositions prises. Elle déroule un plan de Paris sur la vaste table de la cuisine.
— Nous sommes ici, dit-elle en posant son doigt sur la carte. La porte la plus proche est là, à moins d'un kilomètre, mais elle est si bien gardée qu'il n'y a aucun espoir de la franchir. Notre organisation a préféré concentrer ses efforts sur cette porte-ci, celle de la rue des Clefs. Normalement, elle n'est gardée que par une seule sentinelle mais, si celle-ci a besoin d'aide, les renforts ne sont pas loin. Nous avons réussi à soudoyer le gardien habituel, le sergent Valmy. Il prend son service à une heure du matin, et il lui est déjà arrivé à plusieurs reprises de laisser sortir une voiture sans la fouiller, à condition que le cocher lui remette cinq louis d'or. La somme vous coupe le souffle. Avec cinq louis, on peut mener la vie de château pendant au moins deux mois !
— J'ai amené derrière la maison, continue Madeleine, une carriole bâchée et suffisamment de chevaux pour la tirer et permettre à un cavalier d'ouvrir la route. Malheureusement, je n'ai personne pour la conduire : il faudra que l'un de vous s'en charge. Vous partirez d'ici à minuit et demi, et vous arriverez à la porte juste après que Valmy a pris son service. Emportez toutes les armes que vous possédez. Je ne peux rien vous fournir d'autre que cette carriole. Une fois sortis de Paris, vous prendrez la route du nord-est, qui conduit directement à la forêt. A dix kilomètres de l'enceinte, quittez la route, dissimulez la voiture sous les arbres et attendez qu'on vienne vous trouver. De là, on vous conduira à Calais, dans un endroit sûr, d'où un bateau vous emmènera en Angleterre.
Elle vous sourit, et votre admiration pour cette courageuse jeune femme s'accroît encore. Le restant de la journée se passe à faire des projets. On décide que, au cas où quelqu'un viendrait à être blessé ou se laisserait distancer, il faudra l'abandonner. On ne peut pas compromettre la sécurité de tout le groupe pour sauver l'un de ses membres.