Lecture des livres dont vous êtes le héros
6 Avril 2013
Le commandant examine attentivement le papier. Votre talent de DESSINATEUR est tel que vous avez parfaitement imité l'écriture et la signature du général Wayward.
Je ne comprends pas. dit alors l'officier, ce papier est bien de la main du général, et pourtant, John Goodman devait être fusillé dans quelques minutes.
Mais soit, puisque le général Wayward a donné l'ordre de le libérer, je n'ai plus qu'à obéir.
— Le général m'a demandé de lui ramener ce prisonnier, affirmez-vous avec aplomb, et je dois partir sans attendre.
— Très bien, allons-y.
Le commandant fait alors venir dans son bureau Oclock le Bon qui vous reconnaît bientôt et parvient à rester impassible malgré sa stupéfaction. De toute évidence, il ne s'attendait pas à être délivré. Quelques minutes plus tard, on donne au Messager du Temps un cheval et vous sortez tous deux du camp. Sans dire un mot, vous chevauchez côte à côte pendant plusieurs miles, puis Oclock le Bon parle enfin.
— Je croyais vraiment que j'allais connaître la mort dit-il. Comment pourrai s-je jamais vous remercier ?
Votre liberté sera ma seule récompense, répondez-vous noblement.
Vous avez donc trouvé la lettre que j'avais laissée à Hashkala. le chef apache ?
Vous lui racontez alors toute votre aventure, tandis que vous vous éloignez vers le nord, en direction du Kentucky.
— Et voilà comment j'ai retrouvé l'Homme au Cheval de Brume, concluez-vous.
— Le Cheval de Brume, répété Oclock le Bon d'un air rêveur. Sa perte m'a tant affligé... Le général Wayward m'avait surpris alors que je transmettais des renseignements aux forces nordistes. Il m'a fait arrêter, mais j'ai tenté de m'enfuir. Je pensais que le Cheval de Brume parviendrait à distancer mes poursuivants. Hélas ! on nous a tiré dessus et le cheval a fait alors volte-face, puis s'est cabré comme s'il avait voulu faire un rempart de son corps pour me protéger des balles. Il m'a ainsi sauvé la vie, mais il a été tué. Pourquoi a-t-il agi ainsi ? Je ne le saurai jamais... Et peut-être vaut-il mieux que certains mystères ne soient jamais éclaircis.
Afin d'éviter tout malentendu lorsque vous aurez atteint les lignes nordistes, vous vous débarrassez de la veste de votre uniforme. Bien vous en prend, car, quelques miles plus loin, vous rencontrez un détachement nordiste qui se déploie en lisière d'un bois. Oclock le Bon se fait connaître et l'officier comman-dant le détachement vous explique alors qu'il a pour mission de retarder le plus longtemps possible l'avance d'un escadron sudiste qui fait mouvement vers le nord. Les Nordistes attendent des renforts, mais ils ignorent le moment où ils arriveront. A peine a-t-il fini de parler qu'une salve de coups de feu éclate : les Sudistes attaquent ! En quelques instants, ils sont sur vous et une bataille acharnée s'engage. Par malheur, les Sudistes sont supérieurs en nombre et les Nordistes cèdent bientôt du terrain.
Il vous faut fuir, Excellence ! vous exclamez-vous à l'adresse d'Oclock le Bon.
— Non, je veux combattre avec les défenseurs de la liberté ! répond-il en saisissant un fusil.
Il ne vous reste plus qu'à en faire autant. Allez-vous tomber sous les balles ennemies après avoir si brillamment réussi votre mission ? Ce serait un sort trop cruel ! Fort heureusement, le destin a pitié de vous et bientôt vous entendez les notes martiales d'un clairon qui sonne la charge : les renforts nordistes sont arrivés! Et ils sont si puissants que moins d'une demi-heure plus tard, les Sudistes hissent le drapeau blanc : l'ennemi capitule ! Un officier nordiste s'avance alors vers vous.