Lecture des livres dont vous êtes le héros
25 Août 2013
La voix tremblante, le vieil homme vous indique approximativement la direction de la caverne. Comme vous sortez de sa maison, une foule compacte vous entoure et vous acclame. A l'évidence, les nouvelles vont vite dans le pays ! Non sans peine, vous vous frayez un chemin à travers toutes ces femmes et tous ces hommes qui vous pressent de tous côtés, et vous quittez le village. Bientôt, vous atteignez les premiers contreforts de la montagne, et vous vous engagez dans l'épaisse forêt qui en couvre les flancs. Vous progressez ainsi pendant un bon quart d'heure, jusqu'au moment où votre attention est attirée par d'étranges traces. Vous en approchant, vous constatez qu'il doit s'agir d'empreintes de pieds gigantesques armés de formidables griffes. A n'en pas douter, vous avez découvert la piste du O-Bakemono. Avec la plus grande prudence, vous suivez les traces. Mais vous vous arrêtez bien vite en entendant des bruits sourds provenant d'un peu en avant de l'endroit où vous vous trouvez. Vous précipitant à terre, vous rampez jusqu'à une clairière et, vous dissimulant derrière un buisson, vous contemplez, le souffle coupé, l'ahurissant spectacle qui s'offre à vous. Au centre de la clairière, une créature — ou plutôt un monstre — est occupée à briser d'énormes bûches de ses mains nues ! Son corps verdâtre, semblable à celui d'un effroyable lézard, est recouvert en partie d'une sorte de tunique d'où pend tout un assemblage de plaques de métal formant une espèce d'armure grossière. A ses pieds est posée une massue hérissée de pointes de fer. Et l'affreuse odeur de pourriture qu'il dégage vous asphyxie à moitié. Inutile d'aller plus loin, vous avez trouvé le O-Bakemono.
Allez-vous vous glisser derrière lui pour tenter de le garrotter,
lui expédier une Fléchette Empoisonnée, si vous en possédez la discipline
ou plus simplement attendre sans faire le moindre mouvement ?