Lecture des livres dont vous êtes le héros
9 Mars 2013
Tout en sirotant votre vin, vous laissez votre regard courir sur la foule des invités qui se pressent dans la grande salle de banquet. Le Baron de la Dragonie et le Comte d'Esgaron ont en effet organisé une fête pour célébrer la fin du Maître du Feu et, naturellement, vous êtes leur hôte d'honneur. Le Comte, qui est assis auprès de vous, vous envoie un coup de coude dans les côtes et vous vous tournez vers lui. Il n'est arrivé qu'en Fin d'après-midi et n'a pas encore entendu le récit de vos exploits. « Alors, racontez-moi ce qui s'est passé ensuite», demande-t-il d'un ton impatient. « Eh bien, Seigneur, nous nous sommes enfuis de la montagne et le Dragon s'est envolé vers le nord ainsi que je le lui avais ordonné. En regardant en arrière, j'ai vu de la fumée et des cendres s'échapper de la sortie que nous avions empruntée, et la coulée avait atteint l'entrée principale de la forteresse. Je crains qu'aucun occupant n'en ait réchappé. Heureusement, le Dragon ne s'est aperçu de rien, sinon je n'aurais sans doute pas le plaisir de converser avec vous en ce moment. Peu de temps après, nous sommes arrivés à une route et j'ai donné l'ordre au Dragon de la suivre ; j'ai alors aperçu une caravane de marchands en route vers le nord. J'ai ordonné au Dragon de me déposer sur la route à quelques kilomètres de là, afin de ne pas effrayer les chevaux, puis je lui ai dit de retourner à la forteresse en attendant mon retour. Lorsque la caravane est arrivée à ma hauteur, j'ai prié les marchands de me prêter un cheval, ce qui n'a pas été trop difficile car je connaissais l'un d'eux pour avoir chevauché avec lui au tout début de mon aventure. Je lui ai raconté que j'avais été attaqué et volé par des brigands de grand chemin, préférant réserver la nouvelle du départ du Maître du Feu au Baron et à vous-même. » « Je lève mon verre à votre bravoure ! » lance le Comte en guise de réponse. C'est le moment que choisit le Baron pour se lever et réclamer l'attention des convives. « En remerciement des immenses services rendus par notre jeune héros, nous lui permettons de prendre possession dès demain des terres et des domaines de mon frère, Sir Romuald. Que la joie et le bonheur ne vous quittent jamais, mon ami. » A ces mots, les invités se lèvent et applaudissent à tout rompre.