Lecture des livres dont vous êtes le héros
27 Février 2013
Au moment où vous faites demi-tour pour repartir, un petit bruit au-dessus de votre tête vous arrête. Vous levez les yeux et vous apercevez dans la pénombre, au sommet de l'escalier croulant, une sombre silhouette vêtue d'une longue robe. Un capuchon dissimule le visage de la créature qui s'apprête à sauter.
— Halte ! Criez-vous en doutant quelque peu de l'efficacité de cette exclamation,
Comme il fallait s'y attendre, elle n'a aucun effet. La silhouette plonge vers vous en décrivant une gracieuse parabole, la robe flottante, un hurlement féroce jaillissant des profondeurs de son capuchon, les bras tendus et les doigts crochus comme des serres de rapace. Vous restez pétrifié. Vos jambes flageolantes vous refusant tout service, il est impossible de vous écarter de la trajectoire de cette abominable chose qui tombe sur vous comme le feu du ciel... ... et vous rate en s'écrasant sur le dallage avec un bruit mou et répugnant.
— Jamais pu réussir ce coup-là ! Gémit la silhouette d'une voix plaintive.
— Qui êtes-vous donc, espèce de butor ? Demandez- vous sévèrement. Qu'est-ce que vous faites là ? Et, surtout, pourquoi avez-vous essayé de sauter sur moi du haut de cet escalier ?
La silhouette encapuchonnée se remet péniblement sur ses pieds, le visage toujours dissimulé.
Je m'appelle Grigori. Je suis russe et je suis un moine mendiant, actuellement hébergé par le noble comte Dracula.
— Si vous êtes l'hôte de Dracula, pourquoi vous cachez-vous dans ce campanile en ruine ? Interrogez- vous d'un ton soupçonneux.
— Voilà une question que vous ne poseriez pas si vous connaissiez le comte aussi bien que moi. Quand on habite le Château, on a besoin d'une transfusion tous les matins. Un homme charmant, ce comte, mais un peu trop obsédé pour mon goût. (Il époussette sa robe.) Je vous demande pardon d'avoir essayé de vous sauter dessus. Je suis un peu myope et je vous avoue que je vous avais pris pour le comte.
— Je n'ai rien de commun avec ce personnage ! Vous exclamez-vous. Je me propose au contraire de faire disparaître cet ignoble individu de la surface du globe,
— Vous plairait-il que je vous accompagne ? propose l'excentrique moine russe.
Eh bien, qu'en dites-vous ? Manifestement, il a un arachnide sur la solive, comme avait coutume de dire sa Gracieuse Majesté la Reine Victoria, mais il a peut-être aussi ses bons côtés. D 'autre part, il se pourrait également qu'il se révèle tout à fait gênant, voire franchement dangereux.
Si vous souhaitez que Grigori vous accompagne.
Sinon vous pouvez retourner à l'embranchement
ou même refaire tout le chemin inverse.
Vous pouvez tenter de chercher un passage secret. Pour cela, lancez deux dés et modifiez si nécessaire le chiffre obtenu conformément aux instructions particulières qui vous ont été données en fonction du personnage que vous incarnez.
Description de l'intérieur du campanile :
II subsiste quelques traces du dallage, depuis longtemps disloqué par les racines des plantes sauvages. Du lierre et un tas d'autres végétaux grimpants s'accrochent aux murs lézardés, dont les vieilles pierres n'ont pas l'air bien solide. Un étroit escalier en colimaçon est encore debout, mais il ne s'élève plus qu'à trois mètres au-dessus de votre tête. Le reste de ses marches, tout comme le sommet des murs, n'est plus qu'un amas de gravats que vous foulez aux pieds.