Lecture des livres dont vous êtes le héros
27 Février 2013
Craaaaaac-zzzzing !
C'était un piège à pieu ! La ruse la plus diabolique que van Helsing pouvait concevoir ! Un puissant mécanisme d'arbalète, astucieusement agencé de manière à se déclencher lorsqu'on ouvre la porte, vous a décoché en pleine poitrine un pieu de bois acéré, qui a transpercé os et muscles pour se ficher dans votre cœur (qui, bien qu'il ne batte pas, reste néanmoins un organe important). Vous hurlez en étreignant le pieu de vos mains puissantes dans le vain espoir de l'arracher, mais vous savez qu'il est déjà trop tard car la vieille sensation bien connue a commencé à vous envahir : votre visage se dessèche et se craquelle ; votre corps se tasse et se ratatine dans vos vêtements ; vos membres se décomposent et redeviennent poussière. Vous comprenez alors qu'il ne restera bientôt plus de vous que votre grosse chevalière armoriée, lorsqu'un souffle de vent, entré par la porte ouverte, aura dispersé les pitoyables vestiges de ce qui fut le fameux comte Dracula.
Ce qui est une façon détournée de vous suggérer votre triste destinée.
Description du vestibule :
Une jonchée de roseaux recouvre le dallage de pierre du vestibule. De chaque côté de la porte d'entrée, une applique de fer soutient une torche constituée d'une torsade de joncs enduite de goudron. Une lourde table de chêne occupe la partie est, tandis qu'une porte de chêne ciré à deux battants s'ouvre dans le mur nord.