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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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Vous regardez le personnage en vous efforçant d'avoir l'air le plus attentif possible tandis que

vous réfléchissez à toutes les possibilités de vous tirer de ce mauvais pas. Le jeune homme poursuit :

- J'ai été choisi par Moctezuma et les prêtres aztèques pour jouer le rôle du dieu Tezcatlipoca pendant un an.

Cette fois, vous n'avez pas besoin de vous forcer pour avoir l'air attentif : voilà qui semble beaucoup moins fantaisiste.

- Au cours de cette année, explique le jeune homme, je suis traité comme un dieu. J'ai ma propre suite d'adorateurs, ces quatre magnifiques jeunes filles ne me quittent jamais, on me donne à manger les mets les plus délicats - des rats à la sauce chocolat aussi souvent que j'en ai envie. On me baigne, on me chante des chansons, on me distrait, on me fait rire, on satisfait tous mes désirs...

- Ça n'a pas l'air trop désagréable, comme vie, faites-vous remarquer. Vous n'auriez pas un autre petit travail dans ce genre-là pour moi ?

- Tu n'en voudrais pas, vous répond le jeune homme en hochant tristement la tête. Car, à la fin de l'année, ma situation changera complètement. Je serai privé de cette vie luxueuse, mon entourage m'abandonnera et on m'emmènera dans un temple, de l'autre côté du lac, à l'extérieur de la ville. Là, six prêtres m'attendront au sommet de la pyramide et m'obligeront à m'allonger sur un gros bloc de jaspe. Cinq des prêtres m'immobiliseront à la manière traditionnelle pendant que le sixième, revêtu d'une cape écarlate, m'ouvrira la poitrine avec son itztli, un couteau à lame d'obsidienne, et m'arrachera le cœur. Après quoi, ils mangeront mon corps au cours d'un banquet.

- Triste situation ! vous exclamez-vous.

- Et le pire, c'est que mon année finit demain ! Il faut que tu m'aides !

- Mais que puis-je faire ? demandez-vous. Tezcatlipoca montre ses gardes du corps d'un signe de tête.

- Je crains que tu ne sois obligé de combattre ces hommes pour me délivrer.

Deux robustes gardes s'avancent alors vers vous en affichant un large sourire. L'un d'eux a une dent en or qui brille d'un éclat menaçant.

Vous vous rendez bien compte que les ennuis de ce personnage ne vous regardent en aucune manière. Il serait sans doute raisonnable de décliner poliment son invitation à combattre les deux brutes et de quitter la pièce pour aller voir l'une des trois autres portes,

la première

la seconde

ou la troisième.

Mais si vous êtes suffisamment fou pour affronter les gardes, vous pouvez le faire.

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