Lecture des livres dont vous êtes le héros
18 Juillet 2013
Lentement, vous vous dirigez vers le petit groupe de badauds qui regardent le cracheur de feu les yeux ronds et la bouche grande ouverte. La plupart d'entre eux sont revêtus du grand manteau blanc de laine brute, caractéristique des nomades du désert. Sans vous faire remarquer, vous vous mêlez a eux, poussant les mêmes exclamations de peur lorsque l'homme approche un brandon enflammé de sa bouche, et d'admiration lorsqu'il souffle une flamme de prés de deux métrés de long. Cependant, vous êtes un familier de ce genre de tour. Vous n'êtes donc pas suffisamment absorbé par le spectacle, pour ne pas avoir ressenti le léger mouvement de votre ceinture à laquelle est accrochée votre bourse. Ou plutôt était... car votre main n'y rencontre plus maintenant que le vide ! Vous retournant d'un bloc, vous apercevez, dans la pénombre, une silhouette qui s'éloigne en courant à toutes jambes. Au bout de sa main vous reconnaissez... votre bourse ! ! ! Votre sang ne fait qu'un tour, et vous allez vous élancer pour donner une leçon à ce malandrin, lorsque soudain une porte s'ouvre devant lui, laissant surgir une nouvelle silhouette qui se campe fermement, les bras écartés, sur sa route. Devant cet obstacle imprévu, le voleur essaie de ralentir sa course en faisant de grands moulinets de ses bras. Puis, manquant perdre l'équilibre à chaque pas, il bifurque dans une autre direction, et ne tarde pas à disparaître dans l'obscurité. Mais votre bourse lui a échappé, et elle gît à terre, son contenu éparpillé tout autour. A votre grande surprise, le nouveau venu se baisse et, après avoir ramassé bourse et Pièces d'Or, il se relève et se dirige d'un pas ferme vers vous. Maintenant qu'il n'est plus qu'à quelques mètres, vous pouvez remarquer qu'il est vêtu de la courte tunique à la mode chez les sens du nord. Une tunique que vous connaissez bien, puisque sous votre armure vous portez la même ! S'inclinant légèrement, il vous déclare avec la plus grande politesse :
Permettez-moi de me présenter. Mon nom est Alkmar. Si j'ai osé intervenir dans le petit problème lui était le vôtre, c'est tout simplement parce que nous devons être originaires du même pays. Je me trompe ?
Et sans vous laisser le temps d'acquiescer, il vous tend votre bourse, tout en vous proposant de vous faire visiter les endroits les plus intéressants de la ville. Et comme vous allez ouvrir la bouche pour le remercier, il vous coupe la parole : — Non, non ! Ne me remerciez pas... entre compatriotes ! Tenez, avant toute chose, allons boire un verre ensemble pour fêter notre rencontre ! Et, vous saisissant par le bras, il vous entraîne vers "auberge.