Lecture des livres dont vous êtes le héros
5 Février 2013
(Ajoutez 1 point au total d'Habileté de Loup*Ardent.)
Ils le traînent hors du campement, à un endroit où il pourra crier tant qu'il le voudra sans déranger personne, et ils le flagellent. La sanction est appliquée sans hargne, mais avec une efficacité terrible, qui lui lacère le dos et provoque une explosion de souffrance qui, bien qu'elle ne parvienne pas à lui arracher un seul cri, lui fait presque perdre connaissance. Lorsque c'est terminé, on le ramène à moitié inconscient dans la yourte des esclaves. Les gardes le laissent tomber comme un paquet à côté de rentrée et s'en vont sans se retourner. Pour les marchands d'esclaves, il s'agit apparemment d'une mesure de routine, une façon commode de s'assurer que les fauteurs de troubles ne leur causeront plus d'ennuis à l'avenir. Pas étonnant que les Autres prisonniers soient soumis. Loup'Ardent ne saurait dire combien de temps il reste étendu là, oscillant à la limite de l'inconscience, avant de sentir une main se poser doucement sur son bras et d'entendre une voix chuchoter contre son oreille.
— Vous êtes vivant, Barbare ?
— Vivant ? murmure Loup*Ardent d'une voix rauque. Oui, je suis encore vivant. 11 se retourne péniblement et se trouve nez à nez avec la femme d'un certain âge qui a essayé de protéger la jeune fille. Derrière elle, il distingue à peine la silhouette de la jeune fille elle-même.
— Je suis Jaen, dit la femme, la mère de Jara, la jeune fille que vous avez sauvée. Loup*Ardent pousse un grognement.
— Baj est une vermine, dit Jaen. Tous les trafiquants d'esclaves sont des vermines. Je voulais vous remercier et vous exprimer mes regrets pour les souffrances que vous a occasionnées votre conduite. Loup*Ardent hausse les épaules, ce qui se révèle fort douloureux pour son dos ensanglanté.
— Ma conduite ne regarde que moi, dit-il.
Vous avez agi dans l'intérêt de ma fille. Je vous en suis reconnaissante, et je vous prie d'accepter ce présent. En disant cela, elle glisse une petite bourse dans la main de Loup'Ardent, qui est détachée depuis la punition qu'il a subie. — Ce n'est pas la peine... commence Loup*Ardent, mais ses mots arrivent trop tard, car Jaen s'est fondue dans l'obscurité de la yourte. Loup*Ardcnt se tourne sur le flanc et essaye de s'endormir en s'isolant dans son oasis intérieure de sérénité qui le protège contre la douleur. Malgré cela, et en dépit de sa faculté de récupération de Barbare, il ne dort que par à-coups d'un sommeil agité. Il est réveillé à l'aube par les cris des trafiquants qui s'apprêtent à lever le camp. La petite bourse de cuir que lui a donnée Jaen est posée près de lui. Il jette un coup d'œil à l'intérieur et n'y trouve qu'une pierre ronde parfaitement polie, d'un noir de jais veiné de vert émeraude, bien différente de tout ce qu'il a vu jusqu'ici. Ce n'est pas une pierre précieuse, pas même l'une des nombreuses pierres semi-précieuses dont se parent les pauvres gens mais, quand il la prend en main, une étrange sensation de bien-être se répand dans son corps torturé. Cette sensation devient rapidement très intense, puis elle décroît, laissant Loup*Ardent plus fort qu'auparavant, les muscles moins raides et le dos moins douloureux.
Songeur, il remet la pierre dans la bourse de cuir et dissimule celle-ci dans son pagne, où les gardiens ont peu de chances de la découvrir.
Le sort, apparemment, favorise parfois les braves. Le chevaleresque Loup*Ardent est dorénavant possesseur d'un objet magique, d'une Pierre de Guérison qui lui permettra, entre deux assauts d'un combat, de regagner autant de POINTS DE VIE qu'en indiquera le tancer d'un seul dé. La capacité totale de la Pierre est de 50 POINTS DE VIE mais, après la fin du combat, elle se régénère d'elle-même en 4H heures. La Pierre ne peut être utilisée que pour regagner des POINTS DE VIE perdus, pas pour en acquérir en supplément.