Lecture des livres dont vous êtes le héros
3 Janvier 2013
Vous frappez discrètement à la porte qui, au bout d'un certain temps, vous est ouverte par un homme brun, au visage pâle et aux cheveux gras. Vous lui donnez le mot de passe, et il réagit aussitôt.
— Entrez vite, dit-il. Je commençais à désespérer de vous voir.
Le seuil franchi, vous vous trouvez dans une petite pièce mal éclairée, sur laquelle donnent trois portes. Une lanterne est posée sur la table, au milieu de la pièce, et tous les volets sont fermés.
— Où sont les autres membres de votre groupe ? s'enquiert votre correspondant.
— En lieu sûr, répondez-vous. Ils attendent que nous les conduisions au bateau.
— Parfait.
Il hoche nerveusement la tête et vous désigne un siège. Vous vous asseyez. Sans trop savoir pourquoi, vous vous sentez vaguement mal à l'aise, mais cette impression se dissipe aussitôt que l'homme déroule une carte sur la table, devant vous.
— Le navire viendra vous chercher là, dit-il. C'est une petite crique située à une dizaine de kilomètres d'ici. En guise de signal, vous devrez allumer un petit feu sur la plage à une heure du matin. Lorsque le navire l'apercevra, il vous répondra à l'aide d'une lanterne sourde : une lueur longue suivie de trois lueurs brèves. Pour lui indiquer que tout va bien, vous utiliserez également une lanterne : trois lueurs longues suivies d'une lueur brève.
Vous vous étonnez qu'il vous donne des instructions aussi détaillées.
— Vous ne serez pas avec nous ? demandez-vous. Il secoue négativement la tête.
— Malheureusement non. Ce soir, je dois jouer chez le président du Comité révolutionnaire de Calais.
Vous voyant froncer les sourcils, il vous désigne un coin de la pièce, où un vieux violon est appuyé contre le mur.
— Si je n'y allais pas, déclare-t-il, ils auraient des soupçons.
Vous acquiescez d'un signe de tête, et il se lève.
— Il va bientôt être huit heures, dit-il. A pied, il vous faudra trois bonnes heures pour atteindre la crique. Vous devriez vous mettre en route.
Vous vous levez à votre tour et vous lui serrez la main. Elle est chaude et moite.
— Merci de votre aide, dites-vous. Nous ne vous oublierons pas.
En vous dirigeant vers la porte, il vous faut décider si cet homme vous a dit la vérité, ou s'il vous a menti et travaille pour la Révolution.
Si vous n'avez pas confiance en lui.