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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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En quelques instants, on vous ligote, on vous baillonne et on vous jette à terre. L'homme aux sabots a aidé ses compagnons à vous neutraliser mais, alors qu'il se penche sur vous pour faire semblant de vérifier la solidité de vos liens, il vous chuchote à l'oreille :

— N'ayez crainte, je reviendrai...

L'homme à la voix solennelle s'approche ensuite de vous :

— Lorsque le bal sera terminé, dit-il, nous reviendrons régler votre sort. En attendant, confiez votre âme à Dieu, priez, priez, priez pour qu'il vous accorde son pardon...

Tout le monde sort alors de la pièce ; vous entendez une clé tourner dans la serrure puis des pas s'éloigner. Bientôt, c'est le silence. Les torches accrochées aux murs continuent de brûler, mais elles sont trop hautes pour que vous puissiez les atteindre et vous en servir pour consumer vos liens. Vous êtes solidement attachée, la porte est trop massive pour que vous puissiez espérer l'enfoncer et la lucarne aménagée dans le toit reste hors d'atteinte. On n'a pas pensé à vous enlever vos armes, mais il vous est impossible de vous en saisir, vos mains étant liées derrière le dos. Il ne vous reste plus qu'à attendre. Vous avez l'espoir que l'homme aux sabots tiendra sa promesse et viendra vous délivrer. La fatigue, cependant, vous gagne. Quelques minutes plus tard, vous sombrez dans un sommeil profond. Dormir vous fait du bien, vous regagnez 1 point de FORCE. Soudain, un bruit vous réveille. Vous vous redressez dans un sursaut, l'oeil et l'oreille aux aguets. Quelqu'un descend dans la pièce par la lucarne : c'est l'homme aux sabots. Il porte toujours son masque, mais il s'est débarrassé de sa redingote. Il se précipite aussitôt sur vous et tranche vos liens à l'aide de l'épée qu'il porte au côté. Lorsque vous avez enfin retrouvé votre liberté de mouvements, l'homme, sans un mot. relève son masque. Vous restez alors bouche bée en reconnaissant... votre frère ! Eh oui, votre frère, visiblement réjoui de vous voir ainsi stupéfaite.

— Mais... Comment se fait-il? balbutiez-vous, l'homme aux sabots...

Oui, c'est ce que j'ai trouvé de mieux pour protéger mes souliers de la boue parisienne. Aide-moi donc à pousser cette table sous la lucarne. Encore sous le choc, vous obéissez.

— Et débarrasse-toi de cette robe, nous allons devoir nous livrer à quelques acrobaties et ce n'est pas le genre de vêtement qui convient à la haute voltige. Si vous souhaitez vous défaire de votre robe, vous pouvez la laissez là, ainsi que votre perruque. Si vous préférez rester vêtue comme vous l'êtes, libre à vous.

Vous montez tous deux sur la table, puis vous passez l'un derrière l'autre par la lucarne pour vous retrouver sur le toit.

— Il faut faire vite, dit votre frère, le bal va bientôt finir et on s'apercevra de ta disparition. En passant par les toits, nous parviendrons à atteindre une autre fenêtre et à sortir par les communs.

Votre frère a pris la précaution d'emporter l'une des torches fixées aux murs afin d'éclairer votre chemin, car la nuit est noire et sans lune. Vous avancez prudemment sur le toit en suivant le Prince du Temps qui s'approche d'une haute fenêtre.

— C'est par là qu'il faut passer, chuchote-t-il. mais ce ne sera pas facile.

Avec une remarquable souplesse, il s'accroche alors à une sculpture représentant une tête d'animal, qui orne l'encadrement de la fenêtre. Il se laisse ensuite tomber sur le rebord et parvient à repousser l'un des vantaux de la croisée. A vous maintenant d'en faire autant. Vous posez sur la gouttière la torche enflammée que votre frère vous a confiée et vous vous accrochez à votre tour à la sculpture.

Si vous avez ôté votre robe.

Dans le cas contraire.

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