Lecture des livres dont vous êtes le héros
17 Novembre 2013
Comme il l'avait annoncé, Levarus est de retour une heure plus tard.
— Êtes-vous décidé, fils de Xandine ? Loup*Ardent hoche la tête.
— J'accepte, dit-il.
— C'est bon. Suivez-moi.
Précédant Loup*Ardent, Levarus s'engage dans le corridor qui, bientôt, se transforme en un tunnel creusé à même le roc. Peu après, ils arrivent devant une lourde porte de chêne et, sans dire un mot, Levarus se tourne vers Loup*Ardent, et lui tend une lanterne.
Vous pouvez les garder. Mais elles ne vous seront pas très utiles.
— Et maintenant, que dois-je faire? interroge Loup*Ardent.
L'homme hausse encore les épaules.
— Entrez, dit-il en montrant la porte d'un geste. Vous reviendrez avec du Pouvoir.., si jamais vous parvenez à sortir de ce lieu. Loup*Ardent pousse la porte avec la plus grande prudence. Elle tourne sur ses gonds en grinçant horriblement, découvrant l'obscurité la plus profonde. Loup*Ardent tend sa lanterne devant lui et, sans la moindre hésitation, il fait quelques pas en avant. La porte se referme dans son dos et, comme il le constate en se retournant, il est impossible de l'ouvrir de ce côté. Mais qu'importe : il a choisi l'ordalie de son plein gré. S'il n'obtient pas de Pouvoir, il sera impuissant face à son destin. A peine mieux que mort.
Une forte odeur de moisi le ramène à la réalité et, en plissant le nez, il promène sa lanterne tout autour de lui. Sans doute se trouve-t-il à l'entrée d'un ossuaire car, dans des niches creusées dans les murs, sont empilés les crânes et les os blanchis de milliers de squelettes. Au centre de la pièce — mais peut-être faudrait-il dire de cette caverne — est posé un sarcophage de granit. Et, au-delà, dans le mur ouest, une porte est entrouverte.
Pour dire la vérité, Loup*Ardent hésite.
Le sarcophage présente-t-il un intérêt quelconque ?
Est-il préférable d'ignorer cet endroit et de franchir la porte ?