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Le Site dont vous êtes le Héros

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Cet étranger aux manières autoritaires m'intriguait fortement et j'étais certain de trouver dans son paquetage les réponses à mes trop nombreuses questions. Sa présence à Asguenn en compagnie d'autres soldats du même acabit n'augurait rien de bon et je me demandais s'il n'y avait pas un lien avec les rumeurs de brigandage qui se répandaient dans le sud de la Tannorie. Mais avant de fouiller ses affaires, il me fallait attendre qu'il s'endorme profondément et je restai donc tapi dans la salle à manger à l'affût du moindre bruit.
Au bout de plusieurs minutes au cours desquelles je n'avais plus entendu le plus petit son dans le manoir, je me mis à fouiller un buffet proche de ma cachette et trouvai à l'intérieur un carafon à moitié rempli d'un liquide ambré. J'étais tombé sur la réserve personnelle de cognac du sieur Calvyn et je m'en octroyai une généreuse rasade, histoire de me donner du courage pour la suite des événements. Joan regagne 1 point de Vitalité. De temps en temps, je m'avançais près d'une fenêtre pour observer les constellations dans le ciel sans nuage. Je me décidai à passer à l'action une fois la lune au sommet de sa course nocturne.
Je sortis de la salle à manger et avançai dans le couloir lambrissé. Une fois parvenu devant la porte par laquelle avait disparu l'officier au costume chamarré, j'y collai mon oreille. Tout était silencieux de l'autre côté et j'appuyai doucement sur le loquet pour pousser la porte d'une chambre.
Malgré la chaleur, son occupant sommeillait sous une couverture. Sans doute l'homme au teint bistre venait-il d'une région plus méridionale où il connaissait des températures encore moins supportables. Sa lente respiration me confirma qu'il dormait à poings fermés et je refermai la porte derrière moi en prenant le temps d'habituer ma vue à la pénombre,
seulement adoucie par le faible halo nocturne qui filtrait de la fenêtre.
Sous cette fenêtre se trouvait une malle recouverte par un tas de vêtements ainsi qu'un coffre ouvert qui attira inévitablement mon intention.
Le plancher du manoir ne craquait pas et j'entrepris donc de passer comme une ombre devant le lit pour atteindre les effets personnels du soldat. Même si le sang battait à mes tempes plus bruyamment que jamais, je réussis à gagner la fenêtre sans déranger le dormeur. Je commençai ensuite par faire les poches de l'uniforme et j'y trouvai une clé en cuivre gravée d'une calligraphie inconnue qui me rappela des pattes de mouche. Je la cachai dans ma veste avant de m'intéresser au coffre. 5otez la clé de cuivre dans vos objets divers.
Celui-ci contenait des habits de rechange mais également des parchemins recouverts des mêmes lettres exotiques. J'étais certain qu'ils recelaient des informations majeures mais je dus renoncer à les déchiffrer, à ma grande déception. Sous les feuilles étaient vaguement cachées une bourse en cuir rebondie ainsi qu'une curieuse boîte cubique fabriquée dans un métal ouvragé. Un gémissement dans mon dos me fit bondir le coeur dans la poitrine mais l'officier parut se rendormir après avoir changé de position dans son sommeil.

Si Joan estime qu'il est temps de ressortir, il peut regagner prudemment le couloir pour fouiller une des autres chambres au hasard

ou pour ressortir du manoir en sautant de la fenêtre du petit salon et trouver un logement plus tranquille.

S'il attend quelques instants avant de s'emparer de la bourse

ou de la boîte métallique.

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