Lecture des livres dont vous êtes le héros
30 Mars 2014
Une fois de retour à la barque, j'examinai avec appréhension les eaux trompeusement
calmes du lac. Il me fallait pourtant bien quitter ce caillou immergé où un farfelu avait eu
l'idée de bâtir un abri. Je m'installai donc à nouveau dans l'esquif, pris une longue
inspiration pour me donner du courage puis imprimai à la rame un rythme soutenu sans
jamais relâcher mon effort.
Je reconnus bientôt sur la rive nord un ensemble de huttes à la conception très primitive.
D'étranges créatures humanoïdes se déplaçaient en sautillant au milieu du hameau et cette
vision indistincte m'incita à souquer ferme vers le plus proche rivage, du côté oriental.
Inquiet à l'idée de m'être fait repérer, je n'attendis pas que mon embarcation s'immobilisât
pour sauter au milieu des roseaux et patauger jusqu'à la terre ferme.
Accroupi comme la plus vulgaire des grenouilles, je grelottai sous la bise mordante qui
m'assaillait de flocons d'une neige poisseuse, fondant rapidement en détrempant mon
uniforme. Néanmoins, j'attendis ainsi suffisamment longtemps pour m'assurer que les
créatures inconnues ne s'approchaient pas de ma cachette.
Enlevez un repas du sac à dos ou Joan perd 3 points de Vitalité.
La rive du lac menant aux inquiétantes cabanes était fréquemment recouverte par des
futaies d'aulnes et de saules ou masquée par des joncs d'une taille impressionnante. A
l'est, le paysage était à l'inverse d'une grande nudité, présentant une campagne d'herbes
sauvages qui descendait doucement jusqu'à la vallée noyée dans les brumes, celle où
coulait vraisemblablement la rivière Noss.
Si Joan part dans cette direction,
s'il longe plutôt la rive vers le nord et le rassemblement de huttes.