Lecture des livres dont vous êtes le héros
25 Mars 2014
J'utilisai le heurtoir en bronze suspendu à la porte puis attendis quelques temps avant d'entendre des pas s'approcher à l'intérieur de la maison. Une clé tourna dans la serrure puis un visage adipeux surmonté d'une touffe de cheveux clairsemés apparut dans l'embrasure.
− Qu'est-ce que tu veux ?
− J'arrive à Asguenn pour échanger des marchandises et je cherche un responsable. Enfin… quelqu'un qui pourrait m'indiquer qui rencontrer à ce sujet car c'est la première fois que je viens commercer ici, répondis-je avec un sourire innocent.
L'homme plissa ses petits yeux porcins puis me fit signe d'entrer. Il referma la lourde porte en bois juste derrière moi en donnant deux tours de clé à la serrure. Puis il me précéda dans un couloir tapissé avant de me faire asseoir dans une pièce adjacente, face à un bureau en bois. Il enfonça son corps en forme de barrique dans un confortable fauteuil
avant de se présenter.
− Je suis le bourgmestre Calvyn, le plus haut dignitaire de cette ville. Tu ne pouvais pas mieux tomber en frappant à ma porte. Alors, quel genre de marchandises livres-tu et que désires-tu en échange ?
J'exposai ma situation et la raison de ma venue. Quand j'eus terminé mon récit, le sieur Calvyn ne me parut guère dans son assiette, comme si j'avais dit quelque chose qui l'ennuyait.
− Tu tombes au mauvais moment, petit. Notre armurier a été débordé de travail ces derniers temps et n'a pas eu le loisir de forger beaucoup d'armes. Mais bon… les affaires sont les affaires et je lui en toucherai un mot dès demain matin pour voir ce qu'il a en réserve. Le grain que tu apportes serait le bienvenu à Asguenn.
− Merci beaucoup, messire Calvyn. Je vous en serai fort reconnaissant.
− Ne me remercie pas, c'est normal. Les marchands ne passent pas souvent par ici. C'est donc toujours pour moi une grande joie que de les accueillir. Je vois que le soir est presque tombé, ajouta-t-il en regardant au travers d'une lucarne. Sais-tu où passer la nuit ? Notre taverne a des chambres très confortables mais si tu es en manque de monnaie, je peux
te loger à titre exceptionnel. Depuis que mes enfants sont partis et que ma femme est morte, ce ne sont pas les chambres qui manquent dans cette bicoque.
La proposition généreuse du bourgmestre me surprit et je m'empressai de le remercier avec chaleur. La lumière du jour déclinait et il me fallait effectivement penser à un endroit où dormir.
Si Joan n'a plus d'or ou s'il souhaite dormir chez Calvyn.
S'il préfère quitter le manoir pour se payer une chambre à la Petite Pépite.
Si vous possédez une chevalière en inox et que vous souhaitez la présenter au bourgmestre.