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Le Site dont vous êtes le Héros

Lecture des livres dont vous êtes le héros

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C'est une fenêtre à guillotine composée de deux panneaux coulissants. Après avoir tourné le loquet du milieu, on peut descendre le haut de la fenêtre ou monter le bas. Les somptueux rideaux rouges une fois tirés, il reste un espace d'environ cinquante centimètres entre eux et la fenêtre, ce qui est plus que suffisant pour permettre à un homme de s'y cacher. Vous remarquez que la doublure du rideau de droite est salie, comme si quelqu'un s'y était essuyé les mains. Vous examinez alors la fenêtre: le loquet central, en cuivre, ne porte pas de marques de rayures récentes, quant aux deux panneaux
vitrés, ils sont bien en place dans leurs rainures. Et, comme il n'y a pas d'interstice, il est hors de question que quelqu'un, debout sur la corniche, puisse glisser un outil et tourner le loquet central. En levant le bas de la fenêtre, vous découvrez le rebord. Il est recouvert d'une fine couche brune de crasse londonienne, qui a été récemment touchée: vous remarquez plusieurs traces de pas aux contours flous, faites peut-être par quelqu'un qui se serait glissé le long du rebord. Il y a aussi une marque de main, unique, et dont les doigts sont dirigés vers l'extérieur du cabinet de travail. La corniche, d'où le voleur est censé avoir pénétré dans le bureau, est cachée par le rebord de la fenêtre.

Si vous voulez examiner:

La fenêtre, depuis la rue
La rue, depuis la fenêtre
L'empreinte de la main
La corniche

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