Lecture des livres dont vous êtes le héros
18 Juillet 2014
La maison des Dovecote se trouve à un petit kilomètre de celle des Broom, un peu plus haut sur la route. M. Dovecote est un monsieur âgé, que vous trouvez occupé à tailler des rosiers autour de la porte d'entrée de la villa.
- Vous aidez la police pour l'enquête, c'est bien ça ? commence-t-il dès que vous vous êtes présenté. Eh bien, je n'ai rien à vous dire ! Je ne comprends pas toutes ces hésitations, toutes ces histoires... C'est le petit voyou qui a fait le coup, c'est évident ! Qu'est-ce qu'ils attendent pour le pendre et qu'on en finisse ?
Vous éludez diplomatiquement cette question et vous demandez à M. Dovecote à quelle heure William Harrington s'est présenté, le 5 octobre.
- Il est arrivé par le chemin, là, tout guilleret comme d'habitude. Pourquoi il s'imaginait toujours que je serais ravi de le voir, ça, c'est une bonne question. Je l'ai payé en liquide et je lui ai demandé ma quittance. Vous savez, de nos jours, on ne peut faire confiance à personne. Après ça, plus moyen qu'il s'en aille ! Il s'est mis à traîner et à me faire perdre mon temps avec ses bavardages : et si j'avais des ennuis avec la maison, et comment allait le jardin, tout ça... On ne peut pas dire qu'il s'y connaissait en jardins, pourtant ! Le jardinage, on l'a dans le sang ou on ne l'a pas, et c'est sûr qu'il ne coule pas dans le sang Harrington ! Dieu seul sait comment le jeune Harrington est devenu jardinier chez lady Holden. Cette espèce de pitre imbibé de bière et taciturne, il ne saurait pas reconnaître un chêne d'un brun d'herbe ! Je vais vous dire, moi, j'appelle ça du favoritisme. Bref, ensuite il s'est mis à parler du temps et moi rien que d'y penser ça me fait bâiller. Bon, ce n'est pas le tout, je ne peux pas passer la journée à bavarder avec des gens comme vous. Un plaisir de vous rencontrer, mais si vous retourniez vaquer à vos affaires ?