Lecture des livres dont vous êtes le héros
26 Février 2015
Durant 25 jours, la galère vassagonienne à bord de laquelle vous êtes parti de Holmgard fait route vers Barrakeesh, son port d'attache. Seule une courte escale à Port-Bax, dans le pays de Durenor, est venue rompre la monotonie du voyage, et vous mettez à profit vos longs moments de loisirs pour apprendre, au contact des membres de l'équipage, la langue du pays où vous vous rendez. Les marins ne sont que trop heureux de vous enseigner le vassagonien, et ils ne vous demandent en échange que de leur raconter les aventures qui vous sont arrivées dans les Fins de Terre. Pour nombre d'entre eux, ce sont les récits les plus passionnants qu'ils aient jamais entendus ! Avant même que vous ayez atteint Barrakeesh, vous parlez couramment la langue que vous ont enseignée les marins vassagoniens et vous avez, de plus, gagné leur estime.
Dans l'après-midi du vingt-cinquième jour, les remparts de la capitale du désert apparaissent enfin à l'horizon. Vous vous frayez un chemin parmi les membres enthousiastes de l'équipage pour rejoindre l'envoyé de Vassagonie à la proue du navire. Celui-ci, le visage rayonnant de fierté, vous tend une longue-vue et vous invite à regarder le pays qui l'a vu naître. La vue qui s'offre à vos yeux est effectivement époustouflante. Vous découvrez, fasciné, les coupoles dorées, les nombreux minarets, les toits de tuile verte qui scintillent sous le soleil du désert, et vous vous émerveillez de la splendeur du Grand Palais qui domine cette ville magnifique. Soudain, vous remarquez qu'à chaque tourelle du Palais flotte un long drapeau noir. Lorsque vous demandez à l'envoyé la signification de ces étendards, vous voyez une expression d'horreur se peindre sur son visage. D'un geste vif, il s'empare de la longue-vue et s'écrie : « Par l'esprit du Majhan ! Il est mort... le Zakhan est mort ! » Sur le bateau, la triste nouvelle se répand comme une traînée de poudre et vous priez pour que le traité de paix soit tout de même signé et respecté par le successeur du Zakhan. Mais à ce propos, l'envoyé se montre plus que pessimiste. Lorsque vous mettez pied à terre, vous constatez que le port de Barrakeesh est désert, exception faite d'une poignée de citoyens portant le deuil. Seul le tintement des cloches sonnant le glas vous accueille en ce jour funèbre. Soudain, une voiture tirée par des chevaux et escortée par la cavalerie de la Garde du Palais débouche sur la place du port et un homme sévère, vêtu d'une tunique turquoise, vient à votre rencontre : « Soyez le bienvenu, Loup Solitaire. Je suis Maouk, et j'ai été chargé de vous accueillir en notre ville au nom de mon maître, Son Altesse Sérénissime, le Zakhan Kimah. » En entendant le nom du nouveau Zakhan, l'envoyé ne peut retenir un hoquet de surprise ; il se tourne vers vous, les yeux agrandis par la peur, et vous dit : « C'est un piège ! Vous devez vv... »
A ce moment, Maouk lui porte un violent coup de poignard et l'envoyé ne peut achever sa phrase. Une vingtaine de guerriers vêtus de noir émergent soudain de l'ombre: ce sont les Sharnazims, l'élite de la garde vassagonienne. Ils s'approchent de vous et vous encerclent. Vous devez agir rapidement si vous voulez échapper à ce piège mortel.
Si vous désirez affronter ces hommes, bien qu'ils vous surpassent en nombre.
Si vous préférez vous rendre et vous soumettre à Maouk et ses guerriers.
Si vous voulez, en revanche, retourner en courant vers la galère sur laquelle vous êtes arrivé.