Lecture des livres dont vous êtes le héros
30 Mars 2015
Peu avant minuit, le Capitaine et vous quittez Valfort sur deux destriers de Slovié. C'est une nuit sans lune et la plaine est noyée dans les ténèbres mais, grâce à votre science Magnakaï de l'Art de la Chasse, vous distinguez aisément les contours du paysage. Le Capitaine, quant à lui, ne possède pas vos dons de nyctalopie, mais il porte des verres spéciaux qui lui permettent de compenser cette lacune. Ces lunettes lui ont été offertes par le Grand Gouverneur du Chaman, en remerciement de ses bons et loyaux services lors du conflit avec les Seigneurs des Ténèbres. Elles lui sont fort utiles, vous dit-il, pour surveiller les abords de la frontière du Ruel, même par les nuits les plus noires. Après une heure de route, vous parvenez au sommet d'une colline herbue qui vous offre une vue plongeante sur la sombre forêt de Ruel. Alors que vous mettez pied à terre, vous tressaillez sous l'effet d'un infect effluve porté par l'air de la nuit : la puanteur âcre et lourde de la putréfaction. « Tout respire le mal dans cette région, explique le Capitaine en voyant votre réaction. Il est encore temps, si vous le voulez, de rentrer avec moi à Valfort. Et personne ne vous accusera de lâcheté, croyez-moi !» « Je reviendrai à Valfort, Capitaine, lui répondez-vous sur un ton ferme et résolu. Mais pas avant d'avoir accompli ma mission avec succès. » A ces mots, le Capitaine vous adresse un large sourire et lève sa main de fer en signe d'hommage à votre courage. « En ce cas, fort bien, mon Seigneur, reprend-il. Sachez que mes pensées vous accompagneront jusqu'au jour béni de votre retour. Je prierai les dieux pour qu'ils vous protègent et vous accordent la victoire, afin que nous soyons enfin débarrassés de la menace de Mogaruith. » Saisissant votre cheval par la bride, le Capitaine vous fait alors ses adieux et s'en retourne vers sa cité. Vous le suivez des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse au détour du sentier, puis vous dirigez vos regards sur l'immensité verte qui vous attend. La végétation est si dense, les broussailles du sous-bois sont tellement inextricables et les arbres tellement enchevêtrés, que la forêt vous semble tout d'abord une muraille inabordable. Pourtant, en observant l'orée plus attentivement, vous remarquez deux endroits par où il devrait être possible de pénétrer. Le premier est un ruisseau trouble et insalubre qui émerge de la forêt pour alimenter une étendue d'eau stagnante. Le second est une percée causée par la chute d'un très grand arbre en travers des broussailles.
Si vous voulez entrer dans la forêt de Ruel par le cours d'eau.
Si vous préférez entrer par la trouée faite par l'arbre abattu.