Lecture des livres dont vous êtes le héros
16 Juin 2015
Vous êtes conduit, en compagnie de vos éclaireurs, à un poste de surveillance installé le long de la berge, où vous êtes présenté au Baron Maquin, chef de ce groupe de mercenaires. C'est un homme de haute taille, vêtu d'habits de fourrure couverts de givre. Il est coiffé d'un heaume d'argent bosselé qui lui couvre la plus grande partie du visage couturé de cicatrices, marques de courage et d'honneur. Lorsque vous lui êtes présenté, il vous toise d'abord d'un œil sceptique car c'est la toute première fois qu'il a l'occasion de poser son regard sur un Seigneur Kaï du Sommerlund. Mais, à mesure que vous répondez à ses questions, le ton de sa voix change et il finit par s'adresser à vous avec respect. Satisfait de vos explications, il vous révèle les raisons de sa présence et de celle de ses hommes dans ces parages. « Le régiment que je commande sera toujours fidèle au Roi Sarnac ! assure-t-il en bombant le torse. Ce qui n'est guère le cas de cette bande de traîtres et de couards des pays de la Storn. Désormais, ils combattent contre Lencia, aux côtés de l'ennemi, éructe le Baron en ponctuant son propos d'un vigoureux crachat dans la neige. Le haut commandement m'a donné l'ordre de m'embusquer avec mes hommes dans cette position d'arrière-garde, afin d'attaquer toute force Drakkarim qui tenterait de gagner Dhârk par le fleuve. Car nous avons de bonnes raisons de croire que de nombreux renforts ennemis sont parvenus à Konozod et nous devons tout faire pour les empêcher de rejoindre Magnaarn... » Entendant ce discours, vous révélez au Baron que vous arrivez de Konozod, vide de tout ennemi, et où vous n'avez pu apercevoir l'arrivée du moindre renfort. Avec le plus grand respect, vous lui suggérez de s'associer à votre troupe avec ses hommes afin de rejoindre le gros de l'armée Lencienne à Dhârk. Après avoir réfléchi et consulté ses soldats, le Baron revient en souriant pour vous assurer qu'il se range à votre avis. « Mais avant toute chose, déclare-t-il en vous écrabouillant la main d'une poigne amicale, allez donc chercher vos hommes pour qu'ils rejoignent notre camp. Il fera bientôt nuit et il serait dangereux de descendre la rivière dans l'obscurité. L'ennemi serait trop heureux de vous tendre une embuscade dans de telles conditions ! »