Lecture des livres dont vous êtes le héros
3 Septembre 2015
Sur un ordre du maréchal, les gardes emportent vos armes et votre équipement, puis vous êtes conduits sous bonne escorte dans les souterrains de la citadelle et jetés dans un cachot. Malgré les protestations énergiques de Karvas, personne ne daigne vous fournir un mot d'explication, et vous passez plus d'une heure à vous morfondre dans la pénombre avant que la porte de la cellule ne s'ouvre enfin pour livrer passage au Baron Lauda-mos, accompagné des plus impressionnants de ses hommes d'armes. Karvas lui demande aussitôt qu'il vous libère, mais le Baron reste sourd à ses prières.
- Allons, messire, ne me reconnaissez-vous donc pas ? s'étonne le Prince. Avez-vous oublié nos parties de chasse à l'ours dans la Forêt de Ioma ?
- La ressemblance est troublante, je vous le concède, rétorque Lodamos. Et j'aurais pu m'y laisser prendre... si je n'avais pas appris à me méfier des tueurs de Sadanzo et de leurs déguisements diaboliques : vous n'êtes qu'un nouvel imposteur, un misérable assassin à la solde de ce sorcier !
Sur ces mots, le Baron brandit le Poignard de Pierre que ses hommes ont trouvé dans votre sac à dos.
- Votre langue est persuasive, mais il est inutile de gaspiller votre salive, gronde-t-il. Je tiens ici la preuve de votre forfaiture : cette lame maléfique qui devait servir à me tuer. Voyez, elle est encore souillée du sang de vos précédentes victimes ! Seul un serviteur du mal peut porter une arme aussi immonde et barbare !
Vous tentez désespérément d'expliquer comment vous avez trouvé ce maudit poignard dans la hutte des Monts Damnadon, mais vos explications précipitées n'émeuvent guère le Baron. Il reste persuadé que vous êtes des tueurs à la solde de Sadanzo venus l'assassiner.
Il se tourne vers le chef de son peloton de gardes du corps et lui glisse un ordre bref avant de quitter la cellule en fracassant le poignard de pierre sur le sol. Le sergent dégaine son propre poignard, s'approche de Karvas et fait taire ses cris en l'égorgeant très proprement. Puis, il se tourne vers vous, et son impassible face cabossée est la dernière image que vous emportez de ce monde...
Votre aventure s'achève ici.