Lecture des livres dont vous êtes le héros
15 Octobre 2015
« Une épidémie ? demandez-vous. Quelle épidémie ? Tout est on ne peut plus normal à Bourbenville ! »
L’homme qui s’est présenté à vous comme Andomir fils d’Agualpa semble tout d’abord ne pas comprendre ce que vous venez de lui dire. Son expression benoîte fait lentement place à une colère intense : « Larka, ce sagouin s’est joué de nous ! Qu’allons-nous faire, pauvres de nous, perdus au coeur de ce sinistre bourbier et sans plus de raison d’en sortir ? Ô cruelle destinée qui s’acharne sur le pauvre Andomir ! Nous n’aurions jamais dû quitter la belle cité d’Anghelm ! » S’ensuit une litanie de lamentations difficilement supportable.
Larka le regarde d’un air méprisant, puis vous dit : « Il est toujours comme ça. Mais il avait raison : vous pouvez peut-être nous aider. Ça fait une semaine que nous sommes dans ce marais, et nos vivres sont quasiment épuisés. Savez-vous où se trouve Bourbenville ? Nous n’y recevrons sûrement pas l’accueil héroïque qu’escomptait Andomir, mais un repas chaud et un lit propre suffiront à mon bonheur. »
« Oh, en fait, vous n’êtes pas très loin, dites-vous. Il vous suffit de prendre vers le sud pendant quelques minutes, et vous atteindrez la ville. »
À votre grande surprise, la femme éclate de rire : « Allons, gamine, ignores-tu qu’aucune boussole ne fonctionne dans ce marais ? Comment veux-tu que je sache où est le sud ? »
Vous rougissez, confuse, puis indiquez une direction avec votre bras. Larka s’y engage en vous adressant un salut de la main, Andomir sur les talons. Le sac à dos de celui-ci, mal bouclé, laisse échapper un petit objet qui tombe au sol avec un bruit sourd.
Si votre honnêteté vous pousse à prévenir Andomir qu’il a perdu quelque chose.
Mais vous pouvez tout à fait le laisser partir et vous approprier l’objet.