Lecture des livres dont vous êtes le héros
6 Novembre 2015
À l'entrée de la grotte est gravée l'inscription « Maître Forgeron ». Voila enfin quelqu'un qui pourra sûrement vous aider. À l'intérieur, la température est plus douce. La lueur rougeoyante typique d'un feu éclaire le fond de la galerie. Un jeune homme bien proportionné est en train de ranger diverses pièces métalliques. Vous remarquez des roues de rechange pour les téléphériques empilées sur le côté.
« Bonjour, je suis Joan le forgeron, dit-il d'un air enjoué en vous tendant la main.
- Bonjour, répondez-vous en lui donnant une poignée de main franche et virile. Je suis de passage, et je me demandais d'où venait cette marchandise. Ce n'est pas vous qui les avez fabriqué, si ?
- Les roues, si c'est moi qui les forge. Les autres débris constituent ma réserve. Je vous le dis tout de suite : je ne fabrique pas d'armes, uniquement des produits de première nécessité.
- Des débris ! faites-vous étonné. Ça vient d'où ?
- C'est le vieux Mike de Kjeldor qui me fournit la matière première. Moi, je la travaille.
- Il possède d'autres morceaux comme ça ! lâchez-vous avec une intonation d'étonnement surfaite. Je dois le rencontrer.
- Il habite dans les grottes au nord de la ville, c'est l'homme de plus riche d'Akbar. Je le rencontre souvent, il a plein de pièces bizarres et tarabiscotées, inutilisables pour la plupart.
Il examine votre sac à dos :
- Les sangles sont reliées par des boucles en fer !? constate-t-il, visiblement outré.
- Heu, oui, c'est fait comme ça.
- Une telle utilisation devrait être interdite, c'est du gâchis pur et simple. Échangez-les moi, s'il vous plait !
- Non, je dois transporter mes affaires, il est hors de question que je démantèle mon sac à cause de deux bouts de ferraille.
- Hum, vous êtes un voyageur, c'est ça ?
- Oui, répondez-vous méfiant.
- Alors j'ai ce qu'il vous faut, attendez.
Il passe dans la salle d'à côté, et revient avec un sac gris.
- Voici le genre ce qu'on utilise par chez nous. C'est compact et robuste. Par simple curiosité, vous vérifiez la camelote qu'il essaye de vous refourguer. Les doubles coutures sont bien agencées, et le tissu est à la fois solide et extensible. Il n'en reste pas moins qu'il est plus petit que le vôtre.
- Il est en effet de bonne facture, mais ça ne m'intéresse pas ! répondez-vous en le lui rendant.
- Attendez, je rajoute ceci.
Il pose devant vous une corne courbée, et vous dit :
- Mettez l'orifice au-dessus de la table, et pensez à un plat ou à de la nourriture.
Vous vous exécutez, et soudain un plat de spaghetti bolognaise apparaît devant vous. Le forgeron est tout aussi surpris que vous, mais pas pour la même raison. La bonne odeur des fines herbes ravit votre odorat, et la fumée chaude qui caresse votre visage finit de vous convaincre qu'il ne s'agit pas d'une illusion.
- Qu'est-ce que c'est ? Demande-t-il inquiet.
- Des nouilles à la sauce tomate, j'adore ! Il y a trop longtemps que je n'en avais pas mangé, dites-vous ravi.
- Ça n'a pas l'air terrible.
- Essaye ! » répondez-vous.
Vous dégustez ce repas ensemble en y ajoutant vin et desserts. Avec un tel artefact, vous n'auriez plus aucun problème de nourriture, ce qui pourrait être une excellente chose finalement. Si vous souhaitez faire cet échange, considérez qu'à partir de maintenant le nombre maximum d'objets que peut contenir votre sac à dos est diminué de 2 places (si vous avez des objets en trop suite à cet échange, vous devez les abandonner immédiatement). Rajoutez-y la Corne d'Abondance (A partir de maintenant, vous ne perdrez plus de points d'Endurance quand le texte vous obligera à prendre un repas - n'oubliez pas que vous êtes limité à 1 repas libre par paragraphe pour regagner 4 Points d'Endurance). Lorsque vous ressortez, il fait nuit. Vous rentrez donc à l'auberge.