Lecture des livres dont vous êtes le héros
8 Novembre 2015
Vous courrez à la poursuite de Blanche. Sitôt franchie l'arche, vous remarquez que de nouvelles flammèches apparaissent sur les murs au fur et à mesure de votre progression. Dans le même temps, celles derrière vous s'éteignent. Cela semble trop beau et trop simple pour être vrai. Vous suspectez même la possibilité d'un piège. En effet, rien ne prouve que les lumières se rallumeront si vous revenez sur vos pas, vous obligeant à ne plus compter que sur vous-même pour vous éclairer. De plus, elles sont assez éloignées pour cacher un chemin de traverse entre deux d'entre elles. Une incitation à continuer vers l'avant coûte que coûte en quelque sorte. Sauf que vous possédez le Daleth, un moyen de fuite pour le moins unique. Aussi n'hésitez-vous pas à continuer.
Plus vous avancez dans le passage, plus la température diminue. Vous rasez les murs pour profiter de la chaleur des flammes, mais même cela ne vous empêche pas d'être bientôt transi par le froid intense qui règne ici. De plus, les lieux sont humides, et l'eau gelée. De fréquentes plaques de verglas sur le sol vous obligent à ralentir, tandis que des stalactites de glace de toutes les tailles parsèment les murs et le plafond. Et ce climat polaire ne cesse d'empirer. Même si votre retraite doit s'effectuer dans l'obscurité, vous commencez à envisager fortement de rebrousser chemin vers des lieux plus cléments. Cependant, vous entrapercevez maintenant à proximité devant vous une source de lumière importante, et ne tardez guère à apercevoir l'extérieur. Le couloir rocheux débouche en effet dans une sorte de carrière à ciel ouvert, un disque rocheux accidenté d'une cinquantaine de mètres de diamètre. La roche a apparemment été creusée depuis un point bien plus haut dans le massif montagneux, ce lieu ouvert étant rapidement limitée par les parois abruptes et verticales qui le définissent. Des échafaudages déglingués, des machines rouillées et en morceaux, témoignent que bien longtemps auparavant, devait se trouver ici une exploitation minière. Cependant, votre soulagement est de courte durée, car malgré la faible lumière de jour qui circule ici, la température n'a pas changée, sinon en pire. Et la glace omniprésente, couplée aux débris divers et au terrain accidenté, va rendre votre progression encore plus délicate.
Votre corps commence à trembler avant même que vos oreilles ne réalisent l'arrivée d'un bruit nouveau. Un son aigu, strident, qui vous vrille les tympans. Mais plus qu'un bruit aléatoire, il s'agit d'une horrible musique, aux harmoniques discordants et dont les pulsations résonnent à travers votre être. Comme une chanson dans une langue étrangère, vous comprenez qu'elle doit avoir un sens, un message, mais vous ne parvenez pas à établir rationnellement ce qu'elle signifie. Toutefois, elle n'a nul besoin de mots intelligibles pour s'attaquer directement à votre âme. Votre organisme réagit violemment à cette mélodie funeste. Vous commencez à vous sentir nauséeux et une migraine atroce vous assaille, ajoutant encore plus à votre confusion. Vous comprenez soudain de quoi il s'agit. C'est un requiem !
Dans un réflexe de survie, vous vous bouchez les oreilles avec les doigts nus de vos mains nues. Cela atténue le son et la douleur, mais est bien loin de les faire entièrement disparaître. Utilisant tout ce que vous avez sous la main, ce qui correspond principalement au tissu de vos vêtements, vous tentez de fabriquer quelque chose à vous mettre sur les oreilles pour l'étouffer complètement.
MÉLOPÉE DE L'AU-DELÀ Habileté : 8 Endurance : 10
Pour ce combat, votre propre Habileté sera réduite de trois points de part les horribles conditions dans lesquelles vous êtes. Vous pouvez réduire ce malus de un si vous êtes le Scientifique, et d'un autre point si vous portez un vêtement à capuche ou un casque. Ces effets sont cumulatifs. Les points d'Endurance perdus par votre adversaire correspondent à l'avancée de votre création. Si vous l'emportez.